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Cuisine de rue: le contraste Montréal-Québec

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Aujourd'hui, de 16h à 23h, autour du stade olympique, à Montréal, ce sera le premier des Premiers Vendredis de l'année. C'est comme ça que s'appelle le grand rendez-vous des camions de cuisine de rue qui ont, depuis l'année dernière, repris leur droit de cité dans la métropole. Il y aura de la bouffe en tous genres, du plus cochon au plus santé, du classique au sauté, et même du vin d'importation privée et des DJs.

Bref, un méchant beau party.

Et à Québec, en ce premier premier vendredi?

*bruits de criquets*

Rien. Exactement.

Le manque d'ouverture de la Ville de Québec, de ce côté, me turlupine depuis un bon moment. Je ne comprends pas ce qui prend tout à coup à Régis "gars de party" Labeaume, quand se pose la question de faire tourner quelques camions-bouffe dans les rues de la capitale. Déranger les résidants du Vieux-Québec pendant des semaines pour poser une piste de course glacée? Pas de problème. Un camion de tacos bio devant le Complexe G? Scandale! Concurrence déloyale!

Parlons-en, d'ailleurs, de la fameuse concurrence déloyale, argument évoqué dans le milieu de la restauration pour s'opposer à l'arrivée de la cuisine de rue à Québec. Honnêtement, je ne comprends pas. Il y a beaucoup de restos, à Québec, c'est vrai. Il y a une pléthore de bistros qui visent pas mal les mêmes clientèles, et la concurrence est serrée, c'est vrai. Mais en quoi les camions-bouffe seraient-ils vraiment une concurrence pour les restaurants traditionnels?

Au risque de me répéter, quand on part à la course se chercher un sandwich ou un McDo, le midi, ce n'est pas pour éviter le resto, c'est parce qu'on veut quelque chose de rapide, de pas trop cher, qu'on a pas le temps, pas parce qu'on compare directement la table d'hôte du café d'en face au fast-food d'à côté. Ce sont deux choses bien différentes.

Il y aura, cet été, une trentaine de camions-bouffe dans les rues de Montréal. Certains assez près de restaurants bien fréquentés du centre-ville de la métropole.  Je n'ai pas entendu parler de fermetures ou de menaces de fermetures de resto dues à la cuisine de rue.

Allez, Ville de Québec, une demi-douzaine de camions, pendant la saison estivale, ça ne fera pas de mal. Ça mettrait de la vie. Et ça pourrait être créatif, différent, varié, si on se fie à l'expérience montréalaise.

Denis Coderre pourrait-il passer un petit coup de fil à son vis-à-vis de la capitale, pour lui expliquer un peu tout ça?

5 commentaire(s)

M.Langlois dit :
2 mai 2014 à 14 h 41 min

Tout simplement parce que c,est les commerçants de Grande-Allée qui mène Labaume par le bout du nez!!! Ils se plaignent de l'absence du Carnaval, celui-ci revient dans la rue, le 31 décembre est rendu devant leurs commerces, etc, etc.........donc pas trop de bouffe de rue parce qu'ils ne veulent pas de concurrence....tant pis pour les citoyens

Stephane Paré dit :
2 mai 2014 à 15 h 04 min

Le problème ici, c'est que la simple concurrence est appelée "concurrence déloyale". Aux dernières nouvelles, les cuisines de rue ne sabotagent pas leurs concurrents, ni ne vendent à perte pour mettre des plus petits concurrents à terre.

Les restaurants établis n'ont pas de privilèges, ils doivent affronter la concurrence comme tous les commerces au monde. C'est le dollar du consommateur qui décide qui part, qui reste, et non pas qui a des amis à l'hôtel de ville pour protéger leur commerce.

Ginette Lamontagne dit :
2 mai 2014 à 17 h 54 min

Buff! Moi, la bouffe de rue, ça ne m'intéresse pas. J'imagine une bouffe de petite qualité servie tiède dans une petite boîte en carton, ça ne me fait pas saliver. Tant mieux pour les pressés moi, je prends mon temps. Slow bouffe.

claude thibault dit :
2 mai 2014 à 17 h 56 min

AH que c'est compliqué au Québec! pourquoi faire simple quant ont peu faire compliqué? devise du Québec.

lefinregard dit :
2 mai 2014 à 19 h 02 min

SI ce n'est pas une idée de Régis cela ne verras pas le jours.