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Le Lac Saint-Jean

Libéré des glaces le 12 mai

Le spécialiste Guy Simard estime que le niveau du lac a déjà commencé à monter

Le grand manitou du lac, Guy Simard, a observé les glaces, en avion cette semaine.
Photo courtoisie Le grand manitou du lac, Guy Simard, a observé les glaces, en avion cette semaine.

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Le lac Saint-Jean devrait être libéré de ses glaces le 12 mai, selon le spécialiste Guy Simard, parce que le travail est déjà commencé.

Le lac Saint-Jean devrait être libéré de ses glaces le 12 mai, selon le spécialiste Guy Simard, parce que le travail est déjà commencé.

C’est ce qu’a indiqué hier, fort de sa longue expérience, celui qu’on surnomme le grand manitou du lac et qui était auparavant le juge du populaire concours du départ des glaces.

M. Simard l’a survolé en avion en début de semaine, en compagnie du nouveau juge cette année, Éric Tanguay, et il a constaté que, dans les secteurs d’Alma et de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, la glace est déjà très mince.

«Elle se gruge par en dessous, souligne-t-il. Il y a plein de petits trous et elle est déjà fragile.»

Presque cinq pieds

Autre signe qui ne trompe pas selon lui, c’est que le niveau du lac a également commencé à monter assez rapidement, atteignant presque cinq pieds.

«C’est mon baromètre, précise Guy Simard. Le niveau du lac devrait monter jusqu’à sept pieds en début de semaine prochaine et quand il atteint dix pieds, les glaces s’en vont assez rapidement par la suite.»

Les rivières qui alimentent le Piékouagami se libèrent aussi graduellement, ce qui ne trompe pas, selon lui.

«Après la Ticouapé il y a quelques jours, ça devrait être au tour de l’Ashuapmouchouan de se dégager cette fin de semaine. Les rivières coulent beaucoup et dégèlent assez vite. Quand c’est fait, de sept à dix jours plus tard, c’est au tour du lac.»

Le lac Saint-Jean est considéré «calé», comme on dit, lorsque 70 % de sa surface est libérée.

Prédire quand il sera libéré est un sujet de conversation très fréquent dans les chaumières de la région, parce que lorsque le grand congélateur est parti, on assiste à un important réchauffement des températures par la suite.

Cette année, on sera donc un peu en retard comparativement aux années précédentes, mais comme le dit Guy Simard, la nature fait quand même bien les choses.

«J’ai troqué mon avion pour un bateau, et on sera en mesure de commencer à pêcher le 23 mai», dit-il en terminant.


 
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