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Lutter contre l’homophobie dès l’école primaire

Lutte à l'homophobie
Photo Darleen miller Les élèves de l’école primaire Mountainview Elementary Shool sont sensibilisés à l’homophobie dès la première année.

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«Fif, tapette, gay, moumoune...» Le vocabulaire homophobe s’apprend dès le primaire. La direction d’une école anglophone a donc décidé de s’attaquer au problème dès le plus jeune âge.

«Fif, tapette, gay, moumoune...» Le vocabulaire homophobe s’apprend dès le primaire. La direction d’une école anglophone a donc décidé de s’attaquer au problème dès le plus jeune âge.

«Les jeunes homosexuels sont plus exposés au suicide que les autres, c’est inacceptable. Il n’y a aucune raison pour que les jeunes souffrent de leur orientation sexuelle», martèle Darleen Miller, directrice de l’École primaire Montainview.

Le personnel de l’école anglophone située à Deux-Montagnes s’est attaqué à l’homophobie par de multiples activités pour les élèves de la première à la sixième année.

«Il est rare que des écoles primaires sensibilisent autant leurs élèves à l’homophobie, on voit ça surtout au secondaire, pourtant il faut s’y prendre tôt», pense Jasmin Roy, président de la Fondation Jasmin Roy.

Prix

L’organisme a donc remis le prix du Ruban Mauve de lutte contre l’homophobie, à l’école primaire Mountainview Elementary Shool. C’est la quatrième année qu’un tel prix est remis.

«Moi ce qui m’a touché c’est les poèmes de jeunes enfants, leurs dessins, les bracelets, les drapeaux aux couleurs de l’arc-en-ciel et comment la réflexion a été intégrée à l’école», ajoute-t-il.

Mine de rien ces prix ont leur importance, croit la chercheuse Line Chamberland. «Ça encourage l’initiative, ça donne une visibilité à l’action et on partage les bonnes idées», explique-t-elle.

Auteure d’une vaste étude sur l’homophobie en milieu scolaire, Mme Chamberland constate qu’il y a encore beaucoup à faire, notamment en ce qui concerne le vocabulaire homophobe qui s’apprend dès l’école primaire.

«Si on tolère le langage homophobe et s’il n’y a pas de politique pour contrer l’intimation, ça ne marchera pas», tranche la professeure au Département de sexologie de l’UQAM.

Selon une étude de l’Université de la Colombie-Britannique, une initiative qui fonctionne bien consiste à former des Gay–straight alliances (GSA), des organisations scolaires supervisées par des enseignants où les jeunes se retrouvent.

«Trois ans après l’implantation des GSA on remarque un recul des idées suicidaires. En Ontario, c’est obligatoire. Au Québec, il y en a très peu», constate-t-elle.

 

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