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CO2 Solutions attire les regards

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Photo Daniel Mallard ​Evan Price, président et chef de la direction de CO2 Solutions.

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Une expérience pilote de capture de carbone dans l’Ouest canadien, attendue par huit géants du pétrole, pourrait ouvrir les portes à un vaste marché pour la société de Québec CO2 Solutions.

Huit sociétés pétrolières, dont Sancor, Shell, Statoi et Petrobras ont versé de l’argent pour se réserver le droit de consulter les résultats de l’expérience qui sera menée à compter du printemps 2015 sur un site de pétrole lourd de Husky Energy, à Pikes Peak South, en Saskatchewan.

La valeur de l’entente avec les pétrolières n’a pas été divulguée pour des raisons de concurrence. Pendant six mois, une unité pilote capturera environ 15 tonnes de CO2 par jour provenant d’un générateur de vapeur. Sous réserve d’une évaluation positive, Husky prévoit utiliser commercialement la technologie de CO2 Solutions, mais elle n’est pas la seule intéressée dans les rangs.

«Quand on aura complété cette période d’essai et remis le rapport final, on ne repartira pas de zéro, car huit compagnies seront en position d’évaluer les résultats», a ­affirmé confiant Evan Price, président et chef de la direction de CO2 Solutions.

CO2 Solutions travaille avec la firme Seneca pour concevoir, construire et installer l’unité pilote. La technologie consiste à capturer le carbone à l’aide d’une enzyme naturellement présente dans le corps humain: l’anhydrase carbonique.

Le gouvernement du Canada a accordé une subvention de 4,7 M$ pour réaliser ce projet.

Le marché actuel

En plus d’améliorer le bilan environnemental, le CO2 récupéré peut être réutilisé pour extraire le pétrole des champs périmés.

«C’est une technique très répandue. Au Texas, près de 20 % de la production se fait à l’aide de cette méthode-là.»

La réutilisation du CO2 représente un marché énorme pour la société qui, à l’origine, comptait davantage sur le marché de la réglementation pour se développer.

«La réalité, c’est que ça ne s’est pas passé comme ça. Le marché de la réglementation, c’est le marché d’après-demain. Les deux autres marchés que l’on vise sont le marché de la réputation, avec les sables ­bitumineux, et le marché de la réutilisation du CO2 qui est le marché d’aujourd’hui.»

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