/news/education
Navigation
Éducation

Noter au stylo plus bénéfique que l’ordinateur

RE_2014_02_05T045028Z_2034137146_GM1EA250ZLL01_RTRMADP_3_SONY_V
Photo Archives / Reuters

Coup d'oeil sur cet article

Pendant que l’ordinateur entre à pleine porte dans les salles de classe, une étude américaine révèle que les bonnes vieilles notes de cours manuscrites seraient plus efficaces que celles prises à l’aide d’un clavier.

Pendant que l’ordinateur entre à pleine porte dans les salles de classe, une étude américaine révèle que les bonnes vieilles notes de cours manuscrites seraient plus efficaces que celles prises à l’aide d’un clavier.

Le stylo n’est pas encore tout à fait prêt pour le musée. C’est du moins ce que laisse croire une étude menée par Pam Mueller, une chercheuse de Princeton qui s’est penchée sur la réelle efficacité de la technologie en classe, en comparant le clavier au stylo.

Selon l’étude publiée dans Psychological Science, les étudiants qui prennent des notes manuscrites sont plus attentifs et répondent mieux aux questions que ceux qui utilisent un ordinateur en classe, et ce, même si leurs notes sont plus longues et détaillées.

Mémoire plus active

Ce résultat s’explique par le fait que la mémoire travaille davantage lorsque l’étudiant réfléchit à ce qu’il écrit au lieu d’écrire plus vite, mais de façon moins intelligente, explique l’auteure.

Sur le terrain, Marie-Claude Poirier observe le même phénomène.

La psychologue qui enseigne les méthodes d’apprentissage (dont la prise de notes) à l’Université de Sherbrooke croit que l’esprit de l’étudiant qui prend des notes sur son portable peut trop facilement errer du côté de Facebook et d’internet.

«C’est trop tentant, c’est comme un plat de bonbons. L’ordinateur fait du bruit, déconcentre le voisin et même le prof», observe-t-elle.

Outil d’apprentissage

Spécialiste de l’utilisation des technologies en éducation, Thierry Karsenti est un ardent défenseur de l’ordinateur en classe. Pour lui, la technologie c’est un peu comme utiliser une voiture au lieu d’une trottinette.

«Les jeunes ont d’abord appris que l’ordinateur était un jeu. À l’école, il faut maintenant leur enseigner à le gérer et à en faire un outil d’apprentissage. Moi je crois qu’il faut les responsabiliser», explique le professeur de l’Université de Montréal. «Si on retire l’ordinateur des classes, les étudiants ne seront pas distraits, mais ils vont peut-être s’ennuyer», conclut-il.

Commentaires