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Religion

Le jugement dernier pour l’église Sainte-Cécile­?

Revenu Québec envisage de raser l’ancien lieu de culte

Revenu Québec envisage de démolir l’ancienne église Sainte-Cécile de Kénogami.
Photo roger gagnon Revenu Québec envisage de démolir l’ancienne église Sainte-Cécile de Kénogami.

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Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la saga entourant l’ancienne église Sainte-Cécile de Kénogami. Revenu Québec entreprend des procédures en vue de démolir la bâtisse, sans propriétaire, dont il est l’administrateur provisoire depuis le 2 novembre 2013

Même si Revenu Québec n’a pris aucune décision finale sur ce dossier, il n’en demeure pas moins que la ville de Saguenay a reçu mardi une demande du ministère afin de connaître les procédures pour obtenir un permis de démolition.

André Reid, l’ancien propriétaire qui habite toujours le presbytère mitoyen de l’église ne la trouve pas drôle. Il a jeté dehors le photographe du Journal lors de son passage.

Le maire de Saguenay ne conserve pas de bons souvenirs des démêlées de la Ville avec André Reid.

«Il devait aménager un coupe-feu entre le presbytère et l’église. Il ne l’a pas fait. Il a déjà placé des rouleaux de fils barbelés autour de la bâtisse, comme du temps de la guerre en Allemagne. Il a déjà dit qu’il m’avait connu à l’école, mais je ne me souviens pas de lui à cette époque», affirme le maire Jean Tremblay.

Conditions pour démolir

«Revenu Québec veut connaître les conditions pour demander un permis de démolition. Ça veut dire que le ministère se prépare pour démolir l’édifice. Nous avons obtenu cette demande du service des «conseillers aux biens spéciaux» qui s’occupent de gérer les immeubles qui sont sans proprétaire», ajoute le maire

Y aura-t-il un acquéreur ?

Revenu Québec nuance ses intentions quant à la démolition à court terme de l’église Sainte-Cécile de Kénogami.

«Le mandat de Revenu Québec, en tant qu’administrateur provisoire, est de liquider ce bien et le cas échéant, de remettre la somme obtenue au ministre des Finances pour qu’elle soit versée au Fonds des générations. Pour ce faire, Revenu Québec tente d’abord de trouver un acquéreur pour le bien abandonné par son propriétaire précédent», explique Geneviève Laurier, conseillère en communication et porte-parole à la direction principale des relations publiques et des communications.

 
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