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L’importance d’acheter québécois

Nos PME peuvent plus difficilement percer à l’étranger faute de ressources financières et technologiques

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Nos emplettes sont nos emplois. Tel était la publicité du gouvernement français, il y a environ 30 ans. Rien de plus normal et souhaitable, comme tous les pays le font. Chacun de nous a le devoir et la responsabilité d’acheter des produits fabriqués dans notre province. Ce n’est pas seulement une question morale, mais aussi économique et d’enrichissement collectif et individuel.

Nos emplettes sont nos emplois. Tel était la publicité du gouvernement français, il y a environ 30 ans. Rien de plus normal et souhaitable, comme tous les pays le font. Chacun de nous a le devoir et la responsabilité d’acheter des produits fabriqués dans notre province. Ce n’est pas seulement une question morale, mais aussi économique et d’enrichissement collectif et individuel.

Les produits québécois fabriqués et les services conçus ici par des firmes québécoises signifient des investissements en usines et des milliers d’emplois, un siège social, l’embauche de sous-traitant et des professionnels d’ici, des impôts et des taxes payés par la compagnie et ses employés; les profits restent ici plutôt que de sortir de la province et aussi plusieurs achats en biens et services effectués par la compagnie québécoise ici puisque son service des achats de marketing, d’affaires juridiques est localisé dans la province. Grâce à son effet d’entraînement, cela a des retombées économiques importantes pour le Québec.

Impact négatif des traités de libre-échange

Il est évident que la signature de traités de libre-échange avec l’Europe et les États-Unis défavorisent nos entreprises québécoises qui ne peuvent lutter avec des transnationales étrangères, qui sont maintenant autorisées à faire entrer au Québec leurs produits sans payer aucun tarif douanier. Nos PME peuvent plus difficilement percer à l’étranger faute de ressources financières et technologiques. D’où l’importance d’acheter québécois.

Le contrôle étranger accru n’aide pas

Comme le titrait Le Journal de Montréal du 23 août 2012, la vente en 1998 de l’importante chaîne d’alimentation Provigo à des intérêts de l’extérieur du Québec fut: «un désastre.» Comme effet négatif terrible: «De siège social (Provigo) à centre de services»; «Loblaw (l’acheteur de Provigo) dit au revoir à une centaine de petits producteurs québécois»; et enfin «La concentration de la distribution alimentaire. Le Québec exclut des tablettes». Le contrôle effectif de Provigo, alors détenu par La Caisse de dépôt et placement du Québec et Investissement Québec, aurait dû demeurer dans les mains de la collectivité québécoise.

Plusieurs autres pays auraient bloqué, avec raison, la vente de ce joyau québécois à des étrangers. Uniquement dans le domaine alimentaire on doit, ces dernières années, déplorer la vente à des étrangers de joyaux québécois comme Culinar, Aliments carrière, Aliments Ultima, Durivage et Multi-Marques, Vachon, Naya, Labrador, etc. Vous savez, certains font tout un plat avec la dette publique du Québec, mais passent sous silence l’impact dévastateur du contrôle étranger qui représente une dette permanente. C’est-à-dire que l’argent va sortir du Québec pour toujours, et, contrairement aux créanciers, les propriétaires étrangers ont un pouvoir juridique sur la localisation de leurs filiales, l’emploi, l’investissement, etc. Dans ce cas, il n’y a absence de souveraineté.

Persistez à acheter québécois

Libre-échange intensifié et contrôle étranger doivent accroître votre responsabilité comme consommateur. Il en va de votre bien-être. Par exemple, chez Métro, la seule chaîne d’alimentation québécoise d’envergure qu’il nous reste, je me fais toujours un devoir des produits comme Cascades, La Parisienne, Biscuits Leclerc, etc. En adoptant un tel comportement, appliqué ailleurs, tout le Québec en profite et cela assure la pérennité de nos entreprises.

 

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