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Déménagement

Les punaises de lit ont muté mais le fléau se stabilise

Elles causent des soucis à un ménage montréalais sur 40 et sont plus résistantes

Traitement thermique des punaises de lit
Photo Baptiste Zapirain Les punaises de lit sont devenus plus résistants aux pesticides. Certains exterminateurs proposent maintenant un traitement par la chaleur pour s’en débarrasser.

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À l'approche de la période des déménagements, les recherches menées par la santé publique montrent qu'un logement sur 40 est toujours infesté de punaises de lit à Montréal. Si leur prolifération s'est stabilisée depuis quatre ans, leur faire la chasse est devenu plus difficile car ces insectes ont muté pour devenir plus résistants.

À l'approche de la période des déménagements, les recherches menées par la santé publique montrent qu'un logement sur 40 est toujours infesté de punaises de lit à Montréal. Si leur prolifération s'est stabilisée depuis quatre ans, leur faire la chasse est devenu plus difficile car ces insectes ont muté pour devenir plus résistants.

Grosses comme des pépins de pomme, les punaises de lit se cachent sous les matelas, dans les fissures des meubles ou les endroits sombres. Ils sortent la nuit pour sucer le sang humain. Leurs piqûres peuvent provoquer de fortes démangeaisons et des troubles du sommeil.

Le phénomène est toutefois en voie de stabilisation. Selon un sondage commandé par la Direction de la santé publique à Montréal (DSP), environ 2,5 % des ménages résidant sur l'île de Montréal aurait été aux prises avec des punaises de lit entre 2010 et 2012, soit un logement sur 40.

«La tendance se maintient. Alors qu’à New York, c'est 6,5 %», compare le docteur Norman King, épidémiologiste à la DSP.

PUNAISES EN MUTATION

Mais Steeve Lemieux, propriétaire d’Axon Extermination, rappelle que l’élimination des punaises de lit est rendue plus difficile. «Elles ont muté», dit-il, citant une étude de l'Université du Kentucky, publiée en 2013 dans la revue Scientific Reports.

«Leur carapace a épaissi, ce qui les rend plus résistantes aux insecticides. Et elles ont développé des enzymes qui leur permettent de les métaboliser».

«Leur propagation n'est pas liée à la propreté», explique cependant Norman King.

Les punaises de lit sont attirées par le CO2 expiré par les humains, et aiment les logements dotés de cachettes pour se protéger de la lumière. Peu importe la propreté du logement ou son luxe. «Ce sont des insectes égalitaires», sourit Norman King. «Il ne faut pas en avoir honte et agir vite.»

Une théorie explique le retour de ces insectes dans la plupart des grandes villes de la planète par les voyages. «Il y a de plus en plus de vols internationaux. Les gens peuvent en ramener», suggère Norman King.

 

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