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Déménagement

10 fois plus cher le 1er juillet

La location d’un camion peut coûter plus de 700 $ pour une journée

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Les entreprises de location de camion profitent du 1er juillet pour gonfler leurs prix jusqu’à 10 fois plus qu’en temps normal, aux dépens des Montréalais dans l’obligation de déménager.

C’est l’entreprise Discount qui affiche la plus importante hausse de prix le jour de la fête du Canada. L’entreprise demande 727,70 $ (plus 0,18 $ le kilomètre) pour une location d’un jour d’un camion de 16 pieds, soit près de 10 fois le prix régulier de 79,33 $.

«C’est sûr que, le 1er juillet, c’est un peu plus cher, car c’est la période des déménagements», indique d’entrée de jeu la personne au bout du fil.

Toujours chez Discount, les frais de location pour un camion de 12 pieds sont plus de huit fois plus élevés au début du mois de juillet que le prix régulier, soit de 562,14 $ contre 67,84 $ un 16 juillet.

Le meilleur prix retrouvé par notre journaliste est d’environ 300 $, un montant tout de même trois fois plus élevé que le prix régulier.

Aucun représentant de Discount n’a répondu aux messages du journal 24 Heures.

Blocs d’heures

Plusieurs compagnies profitent de l’achalandage pour réserver leurs camions par blocs d’heures plutôt que par journée complète. Dans tous les cas, les clients payeront plus que le prix ordinaire quotidien pour une réservation allant de quatre à 12 heures.

Par exemple, les clients chez Budget ou Kiroule débourseront 335 $ et 259 $ (plus 0,16 $ par km) respectivement pour sept à 12 heures d’utilisation.

Tout autre jour, les clients paieraient deux à trois fois moins cher (150 $ et 97,75 $) pour une journée complète.

« Pas abordables »

Ces frais ne semblent toutefois pas dissuader les clients. Autant chez Discount que chez d’autres compagnies sondées, il restait peu ou pas de camions depuis plusieurs jours et même semaines.

Mais afin d’éviter de payer le gros prix, certains Montréalais essayent de devancer leur date de déménagement.

«J’avais le luxe de pouvoir devancer mon déménagement de quelques jours, alors je l’ai fait. Sinon, les camions n’étaient pas abordables», explique Jeanne Côté, une résidente de Notre-Dame-de-Grâce.

Pour d’autres qui ne peuvent occuper un nouveau logement avant le 1er juillet, les prix sont très frustrants.

«Je trouve ça ridicule que les entreprises profitent de nous au moment où on a davantage besoin de camions. J’ai de gros meubles à déménager qui ne se transportent pas en voiture», déclare Jean-Marc Bélanger.

 
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