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Les tarifs d’Hydro-Québec et les vraies affaires

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Dans la campagne électorale qu’ont menée les libéraux de Philippe Couillard, il n’a jamais été question d’endetter Hydro-Québec par la construction de nouveaux équipements de production d’électricité et de transport de cette énergie à perte. Les Québécois constatent ce que voulait dire «les vraies affaires». Combien d’autres surprises comme celle-là nous réserve Philippe Couillard, alors que la population lui suggère bien des façons de diminuer les dépenses?

L’électricité des quatre centrales de la Romaine, laquelle va coûter 10 ¢ le kilowattheure à la sortie des turbines, ce même kilowattheure sera vendu pour 4,5 ¢ aux multinationales livré, ce qui ajoute de 2 à 4 ¢ le kilowattheure, selon la distance de livraison. C’est la même chose pour les minicentrales et les parcs éoliens, où Hydro-Québec va prendre des centaines de millions qui seront comblés par les augmentations des tarifs pour les consommateurs individuels et le commercial. On parle de 10 % d’augmentation à court terme.

En d’autres termes, faute de projets du secteur privé, le PLQ de Philippe Couillard trouve normal qu’Hydro-Québec soit endettée parce que sa valeur aux livres est plus grande que son endettement. Le Québec a absolument besoin qu’il y ait un véritable chien de garde pour surveiller comment les politiciens utilisent Hydro-Québec parce qu’ils administrent à courte vue. Le PDG d’Hydro-Québec, M. Thierry Vandal, ne doit pas profiter de traitement de faveur parce que, de toute façon, c’est la population du Québec qui va payer, en particulier les pauvres et la classe moyenne. Lorsque les politiciens parlent des tarifs payés à Toronto, Boston ou New York, on voit où le PLQ de Philippe Couillard veut nous amener. À suivre...

André Mainguy, retraité et ex-conseiller réclamations des entrepreneurs Groupe Équipement d’Hydro-Québec, Longueuil
 
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