/news/consumer
Navigation
Épiceries

Bientôt plus facile d’acheter de l’alcool du Québec

QMI_1110191501-004
Photo Archives / AGENCE QMI

Coup d'oeil sur cet article

Les Québécois pourront se procurer des bières artisanales, vins et alcools distillés de producteurs québécois dans les dépanneurs, les épiceries et chez les producteurs, en plus de la SAQ, avant la fin de 2014, s’il faut en croire Pierre Paradis, le ministre de l’Agriculture, et son collègue Stéphane Billette, député d’Huntingdon. 

Et il leur semble acquis que la Société des alcools du Québec (SAQ) travaillera dans le même sens que les élus. «Depuis l’arrivée d’Alain Brunet [le nouveau président], on a entendu un autre discours, a indiqué Stéphane Billette, lors d’un entretien téléphonique. La SAQ est aussi favorable à ce qu’il y ait de la vente à la propriété.»

La loi actuelle interdit ce type de vente en ce qui concerne les alcools distillés, par exemple la vodka à base de pommes. Leur vente est exclusive à la SAQ.

Les députés libéraux veulent aussi que la SAQ fasse une promotion plus agressive des produits d’alcool des artisans québécois, comme cela se fait en Ontario. Actuellement la Liquor Control Board of Ontario (LCBO) consacre 25 % de son budget pour la promotion des vins, bières et alcools de sa province, alors qu’ici, la SAQ n’y investirait que 0,85 %, selon Stéphane Billette. 

«Ces produits québécois, ce n’est que des revenus supplémentaires pour l’État, a ajouté M. Billette. Les impacts [positifs] sont directs. Nos producteurs ont développé une qualité et une diversité de produits. Maintenant il faut leur donner accès.»

L’image de marque 

Certains producteurs sont toutefois inquiets de leur image de marque, si leurs produits se retrouvaient chez les dépanneurs, dont la réputation de vendre des vins bas de gamme perdure.

Inquiétudes rejetées par le directeur général de l’Association des détaillants en alimentation du Québec, Florent Gravel.

«On est bien content que le ministre Paradis veuille ramener les alcools de nos artisans québécois dans les dépanneurs, a dit M. Gravel. On a toujours été en faveur de çà et nous sommes un réseau de distribution très adéquat. Plus vite il y aura une augmentation des points de vente, plus vite les consommateurs vont en profiter.»

Pour sa part, Michel Jodoin, un producteur de cidre, souhaite que la nouvelle loi soit assez souple. «Il faut comprendre que le petit producteur peut ne vouloir vendre qu’aux dépanneurs et épiceries de sa région, a-t-il dit. Il faudra permettre ça.»  

 

 

Commentaires