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Un «Piano Man» sous la pleine lune

Billy Joel séduit Québec

Billy Joel livre une performance sans bavure à son premier concert dans la Vieille Capitale

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Il a de l’humour, des succès et du métier comme pas un, Billy Joel. Sur des plaines d’Abraham illuminées par la pleine lune, le « Piano Man » a séduit les dizaines de milliers de personnes qui ont assisté à son premier concert à vie à Québec, hier soir.

Eh oui, jamais le New-Yorkais n’avait fait connaissance avec le public de Québec avant ce parfait vendredi soir d’été, où on a découvert que le titre de sa chanson The Entertainer lui va à ravir.

«Ça fait 50 ans que je fais ce foutu job et c’est la première fois que je viens ici», n’a pu que constater Billy Joel en jetant un coup d’œil aux lumières rouges clignotantes des Plaines, peu après avoir mis la foule dans sa petite poche en lançant sa prestation avec My Life.

Épaulé par six musiciens aguerris qui ont allumé la foule avec des solos de trompette et de saxophone, Billy Joel a puisé dans son vaste répertoire pour en ressortir une sélection bien balancée de grands succès, de New York State of Mind à Scenes From An Italian Restaurant, et de quelques pièces moins connues. Celles-ci ont néanmoins fait mouche tant l’exécution magistrale de Joel imposait une écoute attentive.

Sublime moment

Après une première partie de concert dominée par les ballades, le spectacle a pris du rythme quand Billy Joel a empoigné sa guitare et invité un de ses techniciens à vivre son moment de gloire en chantant une version endiablée de Highway to Hell devant une foule en liesse. Rayon reprises, on a aussi eu droit à un souvenir des Beatles, A Hard Day’s Night, que Joel a inséré au milieu de The River of Dreams.

Évidemment, l’incontournable Piano Man était au menu et elle a fourni le plus beau moment du festival quand le public a chanté les paroles en choeur. Au piano, Billy Joel s’est arrêté pour savourer le moment. Sublime.

La performance sans bavure de deux heures s’est conclue par un rappel aussi généreux que rythmé. On a entendu successivement We Didn’t Start The Fire, Uptown Girl, It’s Still Rock ‘n’ Roll To Me, Big Shot, You May Be Right et Only The Good Die Young. Que des hits!

Tout ça, c’est sans compter les pitreries de Joel, qu’on a notamment vu s’asperger d’un vaporisateur pour la gorge censé aider sa voix. «Mais Ted Nugent l’a déjà utilisé. Ça n’a pas été mieux pour lui», a-t-il lancé, pince-sans-rire.

Blondie : la fougue mais pas la voix

Que dire de la première partie assurée avec plein de bonne volonté par la légendaire formation new wave Blondie? Certes, il y a eu du plaisir. Celui de réentendre de vieux tubes comme The Tide Is High, Heart Of Glass et Rapture. Mais il y avait aussi la déception de s’apercevoir que les cordes vocales de Debbie Harry, même si celle-ci a toujours beaucoup de fougue, sont maintenant «périmées». Son filet de voix a parfois gâché le plaisir, notamment dans Call Me et lors de la douloureuse reprise de Fight For Your Right, des Beastie Boys.

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