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Soins de santé

À bord de la première clinique mobile

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Lavabo, table d'examen, pansement et seringues, lorsqu'on se retrouve à l'intérieur, la première clinique mobile de Médecins du monde à Montréal nous donne l'impression d'être dans un véritable cabinet de médecin traditionnel. De cette façon, l'organisme souhaite reconnecter des populations plus vulnérables avec le système de santé.

En juin dernier, Médecins du monde lançait sa première clinique mobile, un projet qui permet d'offrir à une clientèle marginalisée et précaire des soins de base, que ce soit par exemple le dépistage de maladies transmises sexuellement, le pansement d'une plaie ou encore des prises de sang.

«Ça faisait deux ans que l'idée de mettre en place une clinique mobile a commencé à être discutée. Nous nous promenions déjà dans les rues de Montréal, mais avec un sac à dos», explique Louis-Thomas Moisan, infirmier à la clinique mobile.

La clinique basée dans une camionnette sillonne les rues de la métropole. Aucune journée ne se ressemble puisque l'équipe de trois infirmiers et les bénévoles accompagnateurs ne savent jamais qui viendra leur rendre visite.

«On ne travaille jamais tous en même temps. Notre équipe est constituée d'un infirmier accompagné d'au moins un bénévole et étant donné qu'on travaille souvent avec des organismes partenaires, on va les suivre dans leur itinéraire», indique M. Moisan.

Ainsi, la clinique de rue dessert actuellement non seulement le centre-ville de Montréal, mais aussi des quartiers comme Montréal-Nord et Notre-Dame-de-Grâce.

Les journées peuvent aussi bien commencer à 9 h et se finir à 17 h qu'à 18 h pour se finir vers 23h.

Rétablir le lien de confiance

Avec sa clinique mobile, la première du genre en Amérique du Nord, l'organisme souhaite aller plus loin dans son offre et surtout continuer à renforcer le lien de confiance avec la clientèle desservie.

«Pour une personne vulnérable, aller chercher des soins dans une clinique peut être une expérience difficile, que ce soit pour le regard que les gens porteront ou par gêne. Notre but, c'est de ramener les gens vers le système, de les mettre à l'aise et surtout de leur prodiguer des soins dans un environnement digne et plus propice à la consultation», fait savoir Nicolas Bergeron, président de l'organisme.

Bien qu'il soit trop tôt pour déterminer l'impact de la clinique, l'organisme espère que le projet fasse rapidement des petits et qu'à court terme d'autres cliniques mobiles soient en service.

La clinique mobile en bref

- 3 infirmiers et plus de 100 bénévoles

- 40 organismes partenaires

- 100 000$: coût pour sa mise en place

- 20 000$: montant estimé pour son entretien

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