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Batwheel

Le succès sourit à Maxime

La jeune femme vit avec un handicap physique

PH-Instagram
photo courtoisie Maxime fait également partie de la compagnie de danse intégrée Corpuscule Danse. «C’est vraiment un beau défi. Notre production combine des danseurs avec et sans handicap. Le fauteuil devient un élément artistique. C’est un projet qui me stimule beaucoup».

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Les projets ne cessent de s’accumuler pour la Saguennéenne d’origine, Maxime D. Pomerleau. En plus de faire une tournée des festivals grâce à son rôle dans le court métrage, Prends-moi d’Anaïs Barbeau-Lavalette et André Turpin, son projet personnel «Batwheel» ne cesse de se démarquer.

«Je me sers de ma condition physique positivement. Je participe et crée plusieurs projets artistiques», souligne la jeune femme qui doit vivre avec les difficultés de la vie en fauteuil roulant.

Prends-moi est un court métrage qui met de l’avant un tabou de la société: la sexualité des personnes handicapées.

«Quand j’ai entendu parler de ce projet, j’ai tout de suite voulu être impliqué», indique la comédienne.

Atteinte du syndrome McCune-Albright, une maladie rare qui affecte ses os et qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant, Maxime voulait que les gens comprennent une réalité semblable à la sienne.

«Dans le film, nos personnages ont besoin d’assistance sexuelle parce qu’ils ont envie de se toucher. Ils ont besoin de tendresse, d’amour et d’intimité. Le film rejoint beaucoup les gens en allant chercher leurs émotions, en montrant des corps atypiques et des êtres remplis de désir», précise-t-elle.

Grâce à son rôle dans le film, Maxime s’est rendu à Vladivostok, Toronto et bientôt et elle ira à Calgary, en Suède, et dans plusieurs festivals au Canada.

Batwheel

Depuis l’an dernier, Maxime travaille sur une webtélé pour conscientiser la population et le gouvernement aux difficultés que vivent les personnes handicapées. «Batwheel» met en scène une superhéroïne de série B en fauteuil roulant qui sauve des gens à mobilité réduite.

«Elle n’est pas très efficace. Batwheel vient en aide aux personnes handicapées qui ont à se déplacer pour faire des choses courantes de la vie. C’est difficile puisqu’elle n’a pas de pouvoir magique», illustre-t-elle.

En attendant d’obtenir le financement nécessaire pour faire évoluer sa web série humoristique, Maxime a créé un court métrage mettant en vedette son alter ego. «Batwheel» sera d’ailleurs présenté dans le cadre du Festival de cinéma de la ville de Québec les 21 et 25 septembre au Cinéma Cartier.

 

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