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Écoles privées

Québec pourrait revoir le financement des écoles privées

Yves Bolduc
Photo Simon Clark

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Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, a confirmé vendredi qu’il réfléchit à la possibilité de diminuer le financement des écoles privées.

M. Bolduc a indiqué qu’il étudiait avec attention les recommandations du comité sur le financement des établissements d’enseignement présidé par Pauline Champoux-Lesage.

Dans son rapport, l’ancienne sous-ministre de l’Éducation mentionne que l’État finance à 75 % les écoles privées, et non pas à 60 % comme on le croit habituellement. Selon Mme Champoux-Lesage, Québec pourrait économiser 65,8 millions $ par année si le financement public des écoles privées était limité à 60 %.

«J’ai rencontré les rédacteurs du rapport Champoux-Lesage et il y a des hypothèses de travail qu’on est en train de regarder, a déclaré Yves Bolduc. Comme on l’a déjà dit, avec le comité de révision [permanente des programmes], on retourne chacune des pierres et on va prendre le temps d’évaluer les [différents scénarios].»

Le «Journal de Québec» a révélé mardi que le gouvernement Couillard souhaitait donner suite aux recommandations du rapport de Pauline Champoux-Lesage.

Le ministre de l’Éducation a par ailleurs mentionné que l’abolition des commissions scolaires ou la diminution de leur nombre étaient également à l’étude.

Yves Bolduc attendra toutefois après les élections scolaires du 2 novembre prochain avant de prendre toute décision visant à revoir les structures du réseau.

Prudence, dit la CAQ

La Coalition avenir Québec (CAQ) a invité le gouvernement à faire preuve de prudence en ce qui concerne une éventuelle diminution du financement public des écoles privées.

Le porte-parole de la CAQ en matière d’éducation, Jean-François Roberge, a fait valoir que la réduction des subsides de l’État pourrait avoir un effet contraire à celui souhaité.

«Si on pense économiser de l'argent en coupant dans le financement des écoles privées, on risque de se retrouver avec une dépense supplémentaire parce que ces élèves-là, il faut bien qu'ils aillent à l'école quelque part, puis on risque d'assumer 100 % de la facture», a indiqué le député de Chambly.  

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