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Moyens draconiens

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Afin de corriger une épidémie de cette ampleur-là, il faut trouver des moyens plus draconiens que ceux annoncés par le ministre des Transports, Robert Poëti.

Les conducteurs n’ont pas peur de ça. Qu’on passe de trois à quatre points, c’est un point de plus, ça ne paraît pas. Si on avait une marge beaucoup plus élevée et plus draconienne, comme la saisie du téléphone pendant un certain temps, neuf points d’inaptitude avec une bonne amende, pour moi, on y penserait un peu plus.

Je pense qu’on y va d’une façon très polie en voulant augmenter le nombre de points d’inaptitude reliés à cette infraction-là. On a une situation qui a évolué avec le temps, où l’on dénombre de nombreux accidents par rapport à l’utilisation du téléphone cellulaire. C’est un fléau, une épidémie et je suis le premier concerné parfois... Il va grandir incessamment, au nombre de jeunes qui sont au volant et qui ont été élevés avec cette technologie.

Un fléau

Les gens ne peuvent plus se passer de leur téléphone cellulaire ni de leur voiture. On a créé ce fléau, qui est combiné à un comportement et à une situation qu’on n’est pas capable de réduire, et les policiers n’ont pas le pouvoir d’influencer la diminution de ce fléau-là. Pourquoi? Parce qu’ils ne sont pas partout.

Augmenter les amendes freinerait les ardeurs, mais est-ce qu’on est prêt à payer plus cher une amende à laquelle on s’habitue ou à se faire saisir son téléphone cellulaire? Je vous dis que ça ferait mal en “mosus”.

— Propos recueillis par Valérie Bidégaré

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