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Petit Champlain 

Tête-à-tête avec Gilles Vigneault

Encore animé par le feu sacré, Gilles Vigneault fait un grand cadeau à ses admirateurs en leur livrant ses pensées, ses opinions, sa sagesse, tout en faisant une grande place à la musique.
Photo Jean-François Desgagnés Encore animé par le feu sacré, Gilles Vigneault fait un grand cadeau à ses admirateurs en leur livrant ses pensées, ses opinions, sa sagesse, tout en faisant une grande place à la musique.

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Ce n’était ni une conférence, ni un spectacle. Gilles Vigneault a invité les gens mercredi, au Théâtre Petit Champlain, à son “atelier”: une formule peu commune alliant improvisation, chansons, poésie et de profonds échanges avec le public sur la vie, l’amour, la foi et le nationalisme.

L’homme, du haut de ses presque 86 ans, a raconté, captivé, fait rire, bouleversé, étalant ses pensées et sa mémoire, debout, pendant près de deux heures, devant une salle intime bondée de curieux venus s’abrevoir des paroles du poète de Natashquan. Il était accompagné par le pianiste Jean-François Groulx, et la modératrice Françoise Guénette, pont entre l’artiste et le public.

Grand bavard, Gilles Vigneault a ponctué les échanges de chansons, choisies selon les circonstances et les questions. Il a servi, entre autres, Au doux milieu de vous, Vivre debout, Quand vous mourrez, L’isoloir, J’ai planté un chêne, Il me reste un pays et une version sentie de Gens du Pays, aux côtés d’un lutrin avec un cahier de chansons. “Comme ça, je n’aurai pas de blancs de mémoire!”

L’emblême de la chanson québécoise, en pleine forme, a permis aux gens de lui poser toutes les questions en offrant, en retour, ses propos pleins de sagesse. Parmi les nombreux sujets abordés, la technologie.

“La conversation est un art qui se perd, à cause de la télé, et tous les machins électroniques. (...) C’est dommage que les jeunes ne s’aperçoivent pas que toutes les belles machines qu’ils ont sont faites pour les réduire au plus petit commun dénominateur, de façon à les contrôler davantage. Et ça marche”, a-t-il déploré.

Nationalisme

Une question sur la transmission de notre histoire et notre culture l’a dirigé vers une réponse sur le nationalisme, sur lequel il est souvent revenu. “Je nous trouve négligeant, et pas fier. Il m’est arrivé d’aller au Mexique et qu’ on me demande de parler espagnol. Ici? On nous parle anglais, on répond anglais, et on trouve ça normal. Si on exigeait qu’on nous parle français? Les gens nous respecteraient si on se respectait soi-même.”

“On est peureux. On a peur de soi-même et de se qu’on oserait être. On a peur d’être un pays riche à la place d’une province pauvre”, a dit le souverainiste.

Questionné sur sa foi, Gilles Vigneault a livré un message d’espoir, puis on lui a aussi demandé son avis sur l’environnement, le sort de la planète, et questionné sur ses inspirations. Une soirée où il a fait bon s’arrêter pour écouter le veil homme, dont on en apprend encore même après 50 ans de carrière.

L’artiste se produira à nouveau à Québec, le 30 avril, à l’Anglicane, et répètera la même formu

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