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Grand dérangement

Des projets chers au maire pris pour cible

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Les manifestants contre le projet de loi sur les régimes de retraite s’en sont pris mercredi à deux symboles de Québec chers au maire Labeaume : l’amphithéâtre et l’horloge du Jura.

Vers 10h30, une centaine de travailleurs se sont rendus devant l’hôtel de ville de Québec où ils ont placardé l’horloge du Jura d’autocollants et de caricatures syndicales montrant, entre autres, le maire Labeaume faisant danser des ministres du gouvernement Couillard au son de la chanson : « Le temps d’une dinde ».

Le cadeau de la Suisse pour le 400e anniversaire de fondation de Québec n’était pratiquement plus visible sous les dizaines d’autocollants. Un représentant de l’entreprise Solvanet a cependant procédé rapidement au nettoyage de la cage de verre qui recouvre l’horloge.

Pour éviter de se retrouver dans une situation d’illégalité, aucun employé municipal n’a apposé d’autocollants ou n’a posé d’actions directes lors de ces manifestations.

« Les employés municipaux étaient là en appui aux autres manifestants », a expliqué Carl Langelier, conseiller en communications de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA).

Ce dernier a soutenu à 12h30 que 85% des actions prévues avaient été effectuées.

« On a atteint nos objectifs. Le grand dérangement a dérangé », a-t-il souligné.

Travailleurs dérangés

En guerre contre le projet de réforme de leurs régimes de retraite, les manifestants ont perturbé passablement la rentrée au travail ce matin à Québec, notamment en bloquant des autobus et en ralentissant le trafic sur les routes.

Des dizaines de manifestants ont pris d’assaut les trois entres du chantier du nouvel amphithéâtre vers 6h30 ce matin.

« On a dit tout ce qu’on avait à dire au maire Labeaume alors aujourd’hui, on passe à l’acte », a lancé l’un des manifestants qui, pancarte à la main, bloquait l’une des entrées au chantier.

Les travailleurs ont pu entrer à pied et au compte-goutte, tandis que les manifestants brandissaient des pancartes pour la libre négociation.

Certains travailleurs du chantier n’ont pas apprécié le comité d’accueil.

« Ce temps-ci de l’année, il faut choisir nos journées surtout quand on coule une dalle extérieure comme aujourd’hui et là, ça en était une bonne », a déploré un employé de Pomerleau sous le couvert de l’anonymat au moment même où une bétonnière peinait à sortir du stationnement en raison de la présence d’un nombre importants de manifestants.

Outre les travailleurs du chantier de l’amphithéâtre, ceux d’Expo Cité et aussi du Colisée Pepsi ont été dérangés.

Les joueurs des Remparts ont eu aussi goûté à la médecine des manifestants. Lorsqu’ils se sont présentés sur les lieux, vers 7h45, afin de se rendre à une pratique, l’entrée au Colisée était bloquée.

Perturbations à l’Université et à Lévis

Une cinquantaine de manifestants ont aussi ont empêchés la sortie d’autobus du Réseau de transport de la Capitale entre 5h40 et 6h35 si bien que rapidement, les gens ont cumulé une heure de retard. Certains autobus ont aussi été tapissés d’affiches rouges.

Sur la rive-sud de Québec, 262 cols blancs sont en grève pour cette journée de Grand Dérangement. Des travailleurs se sont notamment rendus au domicile du maire de Lévis, Gilles Lehouillier, tôt ce matin pour faire du bruit, ainsi que devant les résidences des conseillers municipaux, Robert Maranda et Jean-Pierre Bazinet.

Des camions de pompiers ont également été tapissés d’autocollants rouges dans les casernes de Lévis.

Une manifestation s’est tenue ce midi devant l’hôtel de ville de Lévis à laquelle ont participé une quarantaine de personnes.

L'accès à l'Université Laval a été perturbé sur le chemin Sainte-Foy ce matin et quelque 300 personnes ont participé ce midi à une manifestation organisée par les syndicats pour protester contre les compressions annoncées par le gouvernement.

Avec la collaboration de Valérie Bidégaré, Taïeb Moalla et Catherine Bouchard

5 h 40 à 6 h 30
Les Métrobus ne peuvent sortir du garage situé sur Armand-Viau en raison de la présence de manifestants. Une quarantaine d’autobus accusent un retard de plus de 30 minutes.
6 h à 6 h 30
Les employés municipaux prennent d’assaut les différentes entrées du chantier de l’amphithéâtre de Québec afin d’en bloquer l’accès aux travailleurs.
6 h 30
Des employés du Colisée Pepsi et d’Expo-Cité peinent aussi à se rendre au boulot.
7 h
Les cols blancs ralentissent la circulation sur certaines artères, dont l’autoroute 40 Ouest, alors qu’ils circulent à bord de camions à une vitesse de 70 km/h environ.
7 h 40
Les arrêts d’autobus situés sur les rues du Séminaire et de l’Université ne sont pas desservis.
7 h 45
Les joueurs de Remparts accèdent difficilement au Colisée Pepsi en raison des manifestants. Après négociations, on les laisse se rendre à leur pratique.
Entre 7 h et 8 h
Des cols blancs de la Ville de Lévis «font du bruit» devant la maison du maire Gilles Lehouillier et devant celles des conseillers municipaux Robert Maranda et Jean-Pierre Bazinet.
8 h
Pancartes en mains, les cols blancs sont visibles aux principales intersections de Lévis. Sans bloquer la circulation, ils font du va-et-vient.
9 h
Des autobus du RTC, garnis d’affiches rouges de «La grande cassure», paradent en boucle devant l’hôtel de ville de Québec.
10 h 30
Aux jardins de l’hôtel de ville de Québec, une centaine de syndiqués tapissent la cage de verre qui protège l’horloge suisse d’affiches syndicales.
12 h à 13 h
Une cinquantaine de cols blancs brandissent leurs pancartes et jouent de la trompette devant l’hôtel de ville de Lévis.
12 h 30 à 13 h 30
Plusieurs employés de l’Université Laval se joignent au «Grand dérangement» et manifestent contre les compressions budgétaires de 42 M$ imposées par le gouvernement libéral.
16h
En guise d’ultime «clin d’oeil» syndical à cette journée de «Grand dérangement», un messager du nom de David Gierlingera tenté de livrer des oranges au maire Labeaume à l’hôtel de ville de Québec. «À déposer soigneusement dans le coffre-fort virtuel», indiquait un panneau ironique en référence à la récente controverse au sujet de la non-participation de la firme Orange à ce projet de la Ville.
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