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Revue municipale 2014

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Les années se suivent et se ressemblent. 2014 a commencé comme 2013: par un bras de fer entre le maire Régis Labeaume et les syndicats des employés municipaux toujours sans contrat de travail. Le maire a brandi la menace de hausses de taxes substantielles si les syndiqués n’acceptent pas de payer une partie des déficits accumulés des régimes de retraite.

JANVIER

Bras de fer

Les années se suivent et se ressemblent. 2014 a commencé comme 2013: par un bras de fer entre le maire Régis Labeaume et les syndicats des employés municipaux toujours sans contrat de travail. Le maire a brandi la menace de hausses de taxes substantielles si les syndiqués n’acceptent pas de payer une partie des déficits accumulés des régimes de retraite.

Henri-IV

À son retour au travail après les Fêtes, le maire a tenté de relancer la vocation hôtelière du Concorde, mais c’est son changement de ton sur les voies réservées sur l’autoroute Henri-IV qui a retenu l’attention. Il finit par dire qu’il ne veut voir que du covoiturage sur les voies réservées, pas d’autobus.

Quebec
L’autoroute Henri-IV.
Photo d'archives
L’autoroute Henri-IV.

« On va se sacrer de la loi, pis on va s’organiser » - Régis Labeaume en parlant de la centralisation des décisions sur le déneigement qui va à l’encontre de la Charte de la Ville

« Si la job d’une ville c’est de faire de l’entertainment, il faudrait l’écrire dans la Loi sur les cités et villes » - Le chef de l’opposition Paul Shoiry, qui critique la stratégie touristique du maire Labeaume

« C’est le festival de la bullshit » - Jean Gagnon, président du syndicat des cols blancs, qui accuse le maire Labeaume de gonfler les déficits accumulés des régimes de retraite


FÉVRIER

Projet de loi 79

À quelques jours du déclenchement des élections provinciales, les maires des grandes villes obtiennent de la ministre Agnès Maltais le dépôt du projet de loi 79 sur la restructuration des régimes de retraite. Le document prévoit notamment que les villes pourront s’attaquer aux déficits passés, mais que ceci devra se faire à la suite de concertations.

Bataille épique

L’anneau de glace est au centre d’une bataille épique entre la Ville, le provincial et le fédéral.

 Le Concorde.
Photo d'archives
Le Concorde.

Fermeture du Concorde

L’hôtel Loews Le Concorde ferme ses portes le 12 du mois. Quelque 230 employés sont mis à pied. La Ville dit se battre pour conserver «la vocation hôtelière» de l’établissement. De son côté, l’homme d’affaires Eddy Savoie demande un changement de zonage pour pouvoir faire du Concorde une résidence pour personnes âgées. La Ville commande une étude d’impact avant de donner sa réponse.

Le maire au Super Bowl

Plutôt que d’assister au lancement de la 60e présentation du Carnaval de Québec, le maire Labeaume opte pour New York et le Super Bowl. L’opposition critique ce choix.

Drapeau arc-en-ciel

En solidarité avec la communauté gaie russe, le drapeau arc-en-ciel flotte sur l’hôtel de ville de Québec durant les Jeux olympiques de Sotchi.

« C’est un comportement que je qualifierais de primate manipulateur [...] Il se comporte en chialeur » - Le chef de l’opposition Paul Shoiry parlant du maire Labeaume


MARS

Horloge du Jura

Tout juste de retour de Rome où il a accompagné le nouveau cardinal de Québec, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, le maire Régis Labeaume s’envole en Suisse pour récupérer la fameuse horloge du Jura. Le cadeau de ce canton suisse pour le 400e de Québec a fait couler beaucoup d’encre, notamment en raison des coûts d’installation dans les Jardins de l’hôtel de ville qui frôlent les 500 000 $.

Régis Labeaume en Californie.
Photo d'archives
Régis Labeaume en Californie.

En Californie

Le maire s’est aussi rendu en Californie pour une seconde mission économique en six mois. M. Labeaume est revenu de Los Angeles convaincu plus que jamais de l’importance du covoiturage sur les autoroutes de la région de Québec.

Liste d’épicerie

Fidèle à ses habitudes, le maire de Québec a profité de la campagne électorale provinciale pour dresser sa liste d’épicerie. En tête des priorités figurent l’élargissement de l’autoroute Henri-IV et une autoroute de fibre optique brute entre Québec et les États-Unis.

« Je suis sur le cul » - Le maire Labeaume, ébahi lorsqu’il a vu pour lA première fois l’horloge que le Jura offre en cadeau à la Ville de Québec pour souligner son 400e anniversaire

« Sa job, c’est de douter. C’est le père des primates, alors, c’est normal. Pour lui, Québec est la planète des singes » - Régis Labeaume, amusé de reprendre à son compte l’expression de M. Shoiry qui l’a qualifié le mois dernier de «primate manipulateur»

« Les pompiers, ils ne sont jamais de bonne humeur. C’est pas des amis, c’est des ennemis ces gens-là » - Régis Labeaume, qui répliquait au syndicat des pompiers qui a décrié une de ses sorties au sujet des régimes de retraite de la ville


AVRIL

Le bus au lieu du tramway
Photo d'archives
Le bus au lieu du tramway

Le bus au lieu du tramway

Sans mettre une croix définitive sur le projet de tramway, le maire Labeaume dit désormais privilégier la mise en place d’un système rapide d’autobus. Ces autobus circuleraient dans des voies réservées sur le tracé proposé pour le tramway, soit de la tête des ponts à Saint-Roch en empruntant le boulevard Charest.

Les libéraux portés au pouvoir

Régis Labeaume est satisfait des résultats de l’élection provinciale qui voit les libéraux écraser leurs adversaires péquistes. Pierre Moreau, aux Affaires municipales, et Sam Hamad, au Travail, seront ses nouveaux partenaires.

Peur de la mafia

Le maire Labeaume craint l’apparition de la mafia dans la transaction du Concorde. La transaction avorte et des menaces de poursuites judiciaires pour atteinte à la réputation planent sur la tête du maire. Le Concorde est finalement revendu par M. Savoie à un groupe de trois investisseurs hôteliers chapeautés par le Québécois Jean-Guy Sylvain. Les hommes d’affaires promettent de maintenir la vocation hôtelière de l’établissement. Des négociations avec la CSN sont mises en branle pour une réouverture début mai.

Différends de côté

Régis Labeaume et Émile Loranger, maire de L’Ancienne-Lorette, mettent leurs différends de côté pour combattre les inondations appréhendées. Finalement, les crues sont moins imposantes que prévu.

«Je me suis calmé, mais quand je lis dans les journaux que je n’ai pas de couilles, je n’aime pas ça» - Régis Labeaume, répliquant au chef caquiste François Legault


MAI

Îlot Saint-Vincent-de-Paul

Le maire Régis Labeaume s’est vidé le cœur publiquement en sermonnant le promoteur Jacques Robitaille au lendemain d’une victoire de la ville contre le propriétaire des hôtels Jaro. Après discussion, la Ville de Québec a assoupli le ton et travaillé en collaboration avec l’homme d’affaires pour peaufiner un projet pour l’îlot Saint-Vincent-de-Paul qui a longtemps été un stationnement.

Des munitions

Les sondages et les études sur les déficits des régimes de retraite donnent des munitions au maire de Québec qui mène bataille pour partager le remboursement des déficits passés avec les employés. L’axe Coderre-Labeaume obtient l’assurance du nouveau gouvernement qu’il déposera rapidement un projet de loi pour assurer la pérennité des régimes de retraites des employés municipaux. Des droits et statuts particuliers seront accordés à Québec et Montréal.

Vote des cols bleus de la
ville de Québec.
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Vote des cols bleus de la ville de Québec.

Entente avec les cols bleus

La Ville de Québec s’entend avec ses cols bleus après des années de négociation. Le contrat de travail de huit ans prévoit des augmentations salariales de 1,5 % par an pour la période de 2011 à 2014. De 2015 à 2018, les cols bleus toucheront 2,25 % de plus par an.

Nouveau chef à Démocratie Québec

Le parti d’opposition Démocratie Québec s’est choisi un nouveau chef après le départ de David Lemelin. L’avocat Benoît Gingras s’acquittera des tâches administratives du parti pendant que Paul Shoiry continuera de mener les élus à l’hôtel de ville.

«S’il ne se passe rien, oN entame les procédures pour exproprier. On ne peut pas laisser un terrain aussi laid que ça en plein milieu de la ville» - Régis Labeaume, en parlant de l’îlot Saint-Vincent-de-Paul


JUIN

Vaches maigres ?

Conscient de la situation précaire des finances publiques, M. Labeaume n’a que de bons mots pour décrire le budget déposé par le gouvernement du Québec. Plusieurs observateurs ont pourtant noté qu’il s’agissait plutôt d’une année de vaches maigres pour la Ville, qui n’obtient rien pour le théâtre Le Diamant, les Nouvelles-Casernes ou encore l’anneau de glace couvert.

Le ministre Pierre Moreau.
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Le ministre Pierre Moreau.

Projet de loi 3

Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, dépose le projet de loi numéro 3 visant à résorber les déficits des régimes de retraite. Il prévoit le partage à 50-50 des déficits passés et la suspension des indexations des rentes pour les retraités. Les maires saluent «le courage politique» du gouvernement. Les syndicats parlent de «déclaration de guerre».

« Cohérence » et régimes de retraite

Par souci de «cohérence», Régis Labeaume et Denis Coderre réclament que les élus municipaux paient à 50-50 leur régime de retraite. Actuellement, la loi prévoit qu’ils ne déboursent que 23 % de la facture.

Départ de Giampaolo

À la surprise générale, Aldo Giampaolo, président et chef de la direction de QMI Divertissement et Sports, qui devait gérer la programmation du futur amphithéâtre, quitte ses fonctions.

Entente avec les cols blancs

Une entente de principe, que personne n’avait vu venir, est signée avec les cols blancs. Elle met fin à une guerre de mots qui oppose, depuis des mois, le maire Labeaume et le chef syndical Jean Gagnon. Elle permet aux cols blancs d’avoir une convention collective de 2011 à 2018.

Encore le Concorde

Au grand dam des nouveaux propriétaires, le règlement sur le Concorde est prolongé. Pour le moment, l’établissement ne pourra être autre chose qu’un hôtel.

Des changements

Estimant que les permis de construction ne sont pas délivrés assez rapidement, Régis Labeaume effectue quelques changements organisationnels à la Ville.

Labeaume s’impatiente

Le maire Labeaume hausse le ton lorsqu’il apprend que l’élargissement de l’autoroute Henri-IV pourrait être achevé seulement en 2028. Selon de nouveaux échéanciers, l’achèvement se ferait en 2025, ce qui ne satisfait toujours pas le maire.

« On s’est fait fourrer » - Jean Gagnon, chef des cols blancs, réagissant au projet de loi du ministre Moreau


- En collaboration avec  Marianne White