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De chanteuse à mannequin

Quebec
Photo Stevens Leblanc

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On a connu Marième Ndiaye comme animatrice et chanteuse de reggae, la voilà maintenant mannequin. Elle vient de décrocher un premier gros contrat à faire des jaloux: ambassadrice québécoise pour les lunettes fumées de Karen Walker, un designer de Nouvelle-Zélande dont les créations sont portées par Rihanna, Beyoncé, Katy Perry et plusieurs autres grandes stars planétaires.

Une couverture de Vogue avec ça? «Pourquoi pas?» lance l’artiste de Québec, qui ne s’interdit surtout pas de rêver.

«Regarde une fille comme Nicki Minaj: rappeuse, ghetto et elle est rendue dans les plus grands défilés de mode. Elle est devenue une icône. Quand tu le deviens, tu peux te permettre des excentricités, faire des covers, des trucs intéressants et “flyés”. Humblement, je pense que c’est possible pour une femme noire, métisse, de Québec, de prendre cette place. Je vais la prendre.»

À l’aise devant les caméras

Marième fait son chemin dans le milieu des médias et du show-business québécois depuis une douzaine d’années. À la télé, on l’a notamment vue à MusiquePlus, à Vox, à MATV et à TVA Québec, où elle collabore à l’émission Québec par cœur.

En parallèle, elle mène une carrière de chanteuse. Membre du collectif hip-hop CEA, elle a aussi enregistré deux albums solos, qui lui ont notamment permis de faire la première partie de Sean Paul, au Festivent de Lévis.

Habituée d’évoluer devant une caméra, elle est passée au mannequinat, une étape naturelle pour elle. C’était assez évident en la voyant sourire, essayer les vêtements et les accessoires qu’on lui présente et prendre joyeusement la pose dans la boutique WLKN (qu’elle représente aussi), où elle avait donné rendez-vous au Journal pour la prise de photos.

«J’aime ça, faire des photoshoots, depuis mon tout premier en 2005. On a toujours eu un souci de l’image, de la qualité. Mannequin, c’est une corde de plus à mon arc. J’aime tellement la mode: lire les magazines, voir les nouvelles tendances et m’imaginer les porter. Sur des pages couvertures.»

Le «on» dans la déclaration que vous venez de lire n’est pas une erreur. Il désigne le tandem que forme Marième avec sa grande amie, la styliste Ysabelle Mercier.

Dès le premier regard

C’est avec elle que la Québécoise a cogné à la porte de la division canadienne de Karen Walker, à Toronto, pour lui soumettre sa candidature.

«Ils ne la connaissaient pas. Seulement, en voyant des images, ils ont décrété qu’elle correspondait à leur genre. Ils ont aimé dès le premier regard. La première fois que tu rencontres Marième, c’est sûr que tu t’en rappelles. Dans une gang, c’est elle qui ressort du lot», raconte Ysabelle Mercier.

«Karen Walker a su comprendre ce que je représentais au Québec en acceptant que je sois commanditée par eux et me proposant des modèles qui sont assez excentriques, à l’image de mes cheveux. Nous sommes la preuve que tout est possible», ajoute Marième.

De la musique avec Snoop?

Pour Marième, être mannequin représente une corde de plus à son arc. Pas question pour elle de tout plaquer pour se consacrer exclusivement à la mode. «Je suis une artiste multifonctionnelle», soumet-elle.

Elle a d’ailleurs profité de sa rencontre avec Le Journal pour annoncer son intention de faire paraître un nouvel album dès le printemps. Et elle n’a pas abandonné l’espoir de collaborer avec le rappeur Snoop Dogg, qu’elle avait rencontré lors du dernier Festival d’été de Québec. C’est Snoop lui-même qui avait soumis le projet de chanter avec elle.

«Le gars de son équipe m’a rappelée et on lui a envoyé des trucs. J’attends des nouvelles.»