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Procréation assistée : Barrette envisage de fermer le robinet

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette
Photo d'archives Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette

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Le ministre Gaétan Barrette envisage de fermer le robinet si la frénésie pour les traitements de fertilité se poursuit.

Le ministre de la Santé n’est pas surpris de la course aux embryons qui a cours dans certains établissements de la province depuis qu’il a annoncé la fin de la gratuité du programme de procréation assistée.

«C’est un phénomène auquel ont s’attendait et si l’affluence continue, il est possible pour nous de plafonner l’activité», a-t-il confié mardi. Le Dr Barrette pourrait ainsi imposer un quota de traitements de fertilité aux cliniques qui offrent ces services.

Notre Bureau parlementaire révélait mardi que le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) est débordé par les demandes de consultation en fertilité qui ont doublé depuis le dépôt du projet de loi 20 du ministre Barrette, qui resserre l’accès à la fécondation in vitro. Le nombre d’examens est passé de 65 à 130 par semaine. Le nombre de traitements de fécondation in vitro est aussi en augmentation. Un achalandage qui provoque des délais additionnels pour avoir accès aux différents spécialistes de l’infertilité.

Le Dr Barrette se laisse encore un peu de temps avant d’agir, mais le gouvernement a des impératifs financiers.

«Si le projet de loi [20] avance correctement, ce ne sera pas nécessaire, mais si ça devait s’étirer, c’est une modalité qu’on envisage, a-t-il précisé. Ça a des coûts et on est dans une période de restrictions budgétaires».

Plus encore, ce «blitz» qui précède la fin de la gratuité du programme de procréation assistée démontre l’urgence d’agir. «J’ai surtout constaté que c’était des coûts qui n’arrêtaient pas de monter et vous en avez une belle démonstration, [...] c’est à cause de ça qu’on prend les décisions qu’on prend aujourd’hui».