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La destruction du registre des armes fait réagir

Beaucoup d’incertitude en attendant la nouvelle marche à suivre

La destruction du registre des armes fait réagir
Photo Le Journal de Québec, Jean Tremblay

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Les commerçants et les chasseurs nagent dans l’incertitude sur la façon dont Québec mettra en place son nouveau registre «québécois» des armes d’épaule. Il remplacera le registre qui obligeait les Canadiens à y inscrire, depuis 2002, chaque arme d’épaule qu’ils possédaient.

Des clients rencontrés par le Journal craignent que «ça coûte plus cher» pour répéter ce qui a déjà été fait.
«Je suis persuadé qu’en plus, un jour, le gouvernement procédera comme en Europe où l’on facture 3 $ par année pour chaque arme que possède un individu», commente Raymond Courtois de Saint-Félicien, originaire de la France.
L’armurier Pierre Anctil de Saint-Félicien est d’avis qu’il ne faut pas s’attendre à une diminution des coûts pour une personne qui désire acquérir une arme.

En attente

Boris Tremblay, propriétaire de Chasse et pêche Chicoutimi, confirme ne pas avoir obtenu d’information sur la nouvelle façon de procéder depuis cette annonce.
«On est dans le néant. Pour le moment, lorsqu’un client désire se procurer une arme, nous n’avons pas le choix de continuer de la même façon. Nous attendons des nouvelles de Miramichi qui s’occupe du registre des armes pour savoir comment ça va se passer».
Même son de cloche à la boutique Excellence sport chez Ferlac à Saint-Félicien.
«Aujourd’hui, j’ai vendu une arme et rien n’est changé. Peut-être que lundi on devra procéder autrement. Je pense que pour le consommateur rien ne changera», affirme Yoland Boily.

Québec surpris

Vendredi, la Cour suprême du Canada, dans une décision de cinq juges contre quatre, a autorisé le gouvernement fédéral à détruire les données du registre des armes d’épaule. Rappelons que les trois juges québécois ont exprimé leur dissidence dans cette décision.
Dans les heures qui ont suivi cette annonce, Lise Thériault, vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, a confirmé que Québec irait de l’avant pour créer son propre registre. Elle a affirmé lors d’un point de presse qu’une première évaluation, pour reprendre ce travail à zéro, se chiffre à 30 M$ alors que le registre canadien a coûté, jusqu’à ce jour, plus d’un milliard de dollars.

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