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Le Punch Club frappe à l’Impérial

Le Punch Club frappe à l’Impérial
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés

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Qu’ont en commun Réal Bossé, Eve Landry, Virginie Fortin et Anne-Élisabeth Bossé? Ces improvisateurs épatants ont tous été séduits par le concept unique et déjanté du Punch Club, qui déménage son ring à l’Impérial.

Initié il y a bientôt trois ans par trois passionnés de l’improvisation, le Punch Club se veut un spectacle de street impro où tous les coups sont permis. Chaque mois, deux équipes composées de trois improvisateurs professionnels tirés des meilleures ligues du Québec s’affrontent dans une joute dénudée de règles.

«Il n’y a que des durées et des thèmes, pas de pénalité. C’est le minimalisme total au niveau des contraintes de jeu. L’idée derrière ça est de laisser carte blanche totale aux joueurs qui ont 10-15 ans d’expérience et qui savent où ils s’en vont. Au final, c’est le public qui décide en votant après chaque impro», explique Ogden Ridjanovic, qui assure l’animation des soirées en tant que Robert Nelson, personnage bien connu de la formation hip hop Alaclair Ensemble.

Salles plus grandes

Présenté à l’origine au bar-coop l’Agitée, à Québec, le concept a vite gagné en expansion. Les salles sont devenues plus grandes et les adeptes, plus nombreux. Montréal a rapidement joint l’aventure, permettant ainsi de présenter le Punch Club aux deux extrémités de l’autoroute 20.

Une quarantaine de spectacles plus tard, l’équipe a dû s’implanter à l’Impérial pour sa saison printanière. «Le projet porte ses fruits. Ça commence à être plus sérieux, la moitié de la Ligue nationale d’improvisation est venue jouer! Le phénomène est rendu connu de la crème de la crème de l’impro», se réjouit-il.

Personnalités

Au début du mois, la comédienne Eve Landry et ses deux compatriotes ont d’ailleurs baptisé la nouvelle salle pour le Punch Club. Le 4 avril, Réal Bossé sera de l’un des deux trios qui grimperont sur les planches.

«Eve Landry avait entendu parler du show, elle était venue jouer à Québec et elle avait adoré ça. Elle est venue jouer deux autres fois et c’est sûr qu’elle va revenir. Réal Bossé, c’est vraiment un passionné d’impro, c’est la troisième fois qu’il va jouer avec nous autres, mais la première fois à Québec», résume Ogden Ridjanovic.

Cachet

À chaque affrontement, les gagnants remportent un magot donné, alors que les perdants repartent avec la moitié de cette somme. Rémunérer les improvisateurs pour leur temps et leur talent a toujours été primordial pour les organisateurs du Punch Club.

«On voulait un modèle professionnel pour l’improvisation, quelque chose de compétitif et rémunéré. Les meilleurs improvisateurs au monde sont au Québec, il y en a plein là-dedans qui jouent bénévolement. La rémunération des joueurs, ce n’est tellement pas quelque chose de courant en improvisation. Il y en a qui le font, mais c’est rare. On tenait à le faire», termine-t-il.

Sur le ring du Punch Club

4 avril

Réal Bossé, Sophie Caron et Jean-Alexandre Giguère VS Nicolas Drolet, Rémi Pelletier et Pierre-Olivier Grondin

13 juin

Match de championnat mettant en vedette l’équipe de Virginie Fortin, Louis Courchesne et Arnaud Soly, invaincus depuis septembre 2012.

Le trio montréalais doit affronter une équipe de Québec dont les membres sont à confirmer.

  • Ouverture des portes: 20 h
  • Début du spectacle: 21 h
  • Coût: 15 $ (12,50 $ pour les étudiants)
  • Site web: lepunchclub.com