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La Ville et la police de Québec mise en demeure dans le dossier de la manifestante blessée

Manifestation devant l'Assemblée nationale
Capture d'écran, Impact Campus

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La jeune manifestante blessée par le tir d’une grenade de poudre irritante lors d’une manifestation, Naomie Tremblay-Trudeau, a envoyé une mise en demeure à la Ville de Québec et au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), réclamant ainsi excuses et réparation.

C’est la première étape avant une poursuite civile de la part de la jeune manifestante de 18 ans qui a été blessée devant l’Assemblée nationale le 26 mars dernier, lorsqu’elle a reçu en plein visage une grenade de poudre irritante. Durant un affrontement, un policier du service antiémeute du SPVQ avait tiré avec son arme au visage de la manifestante.

Montant à venir

Quelques jours après l’incident, l’avocat de la jeune fille avait mentionné que sa cliente était traumatisée par les événements. Aujourd’hui, la mise en demeure est officielle.

«Normalement, le Service de police ou la Ville va réagir. Et, s’ils ne réagissent pas, je vais engager des procédures judiciaires pour réclamer les sommes dues», a expliqué l’avocat Marc Lemaire, qui demande réparation pour sa cliente.

Pour le moment, le montant des dommages n’a toujours pas été établi. «Je n’ai pas demandé de montant, car il était trop tôt pour le savoir. Mais, à ce moment [la poursuite], je demanderai des sommes pour les dommages physiques, les dommages moraux et les dommages punitifs», a-t-il mentionné. «Je demande qu’on lui présente des excuses pour le geste qui a été posé.»

Enquête

La Ville de Québec a bel et bien reçu la mise en demeure, mais ne commentera pas le dossier pour le moment.

Au lendemain de la manifestation, plusieurs experts avaient critiqué le travail du policier et mentionné qu’il n’aurait pas agi convenablement avec son arme.

Une enquête en déontologie policière a été ouverte afin d’évaluer si le policier a posé un geste répréhensible. Pour le moment, la mise en demeure est adressée à la Ville de Québec et au SPVQ et le policier Charles-Scott Simard n’est pas visé directement. Rappelons que ce dernier a reçu des menaces de mort sur Facebook.

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