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Don de 55 000$ pour la pédopsychiatrie à Québec

Don de 55 000$ pour la pédopsychiatrie à Québec
Photo Le Journal de Québec, Didier Debusschère

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Le Centre de pédopsychiatrie du CHU de Québec reçoit un coup de main apprécié de plus de 55 000$ de jeunes professionnels de la région de Québec afin d'améliorer les conditions d'hébergement des jeunes qui y séjournent durant quelques semaines.

Cet argent servira principalement à la réfection de 16 chambres dont les installations spartiates ont besoin d'une cure de rajeunissement. Il permettra entre autres de remplacer les petits lits en métal, acquis il y a presque 20 ans d'un ancien pénitencier.

«S'il nous reste de l'argent, on voudrait également moderniser nos technologies de l'information, ainsi que la cuisine qui est désuète et dont les équipements sont à remplacer», a souligné, mercredi, la chef d'unité de pédopsychiatrie, Sylvette Tremblay.

Ces jeunes professionnels philanthropes font partie du comité La Cellule, constitué il y a deux ans en partenariat avec la Fondation du CHU de Québec, afin de soutenir une cause orpheline en santé.

L'an dernier, ils ont remis plus de 20 000$ pour la gériatrie. Grâce au cocktail bénéfice tenu en janvier dernier, le groupe a plus que doublé la mise au profit de la pédopsychiatrie. La Cellule compte treize membres de la relève de différents horizons, jeunes entrepreneurs, avocats, architectes et autres qui donnent de leur temps pour une cause que personne ne pense à financer.

Filet de sécurité

Josiane (prénom modifié à sa demande), 16 ans, a été admise il y a un mois au Centre de pédopsychiatrie pour des troubles d'anxiété importants. «J'avais peur de parler devant les gens; je figeais. J'avais des troubles de concentration. A un certain moment, j'ai explosé.»

«Ici, on a un filet de sécurité quand on se sent moins bien. J'ai appris à gérer mon anxiété. On apprend des trucs pour relaxer. Je quitte le centre la semaine prochaine. Je me sens plus forte, mieux outillée. Il faut qu'on confronte notre peur», a exprimé Josiane.

Selon la Dre Nathalie Gingras, pédopsychiatre, une fois sur deux, la maladie psychiatrique apparaît avant l'âge de 14 ans, d'où l'importance d'intervenir précocément pour éviter qu'elle devienne chronique.

Consultations en hausse

Il y a 180 admissions par an à l'unité de traitement des 12-18 ans, d'une capacité de 20 lits. Le Centre de pédopsychiatrie dessert tout l'est du Québec. L'an dernier, il a enregistré 1203 consultations externes, soit une augmentation de près de 25% en deux ans.

Les troubles les plus fréquents sont liés à des problèmes de dépression, à l'anxiété, à un début de psychose et aux troubles alimentaires. Ces derniers sont en hausse et se manifestent plus tôt, parfois dès 9 ou 10 ans. Les garçons sont aussi davantage touchés par l'anorexie ou la boulimie.

«Les troubles alimentaires sont la troisième maladie chronique en importance chez les adolescents. La recrudescence de cas, ici comme ailleurs, nous a incités à mettre de l'avant un projet de banque de données avec le CHU Sainte-Justine, afin de mieux documenter le phénomène», a rapporté la Dre Gingras.