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Gabriel Nadeau-Dubois veut mobiliser les étudiants contre la construction d’oléoducs au Québec

«Je viens du mouvement étudiant, et je découvre ces enjeux-là progressivement. Mais pour moi, le projet Énergie Est de TransCanada, ce n’est pas un débat entre écolos et non écolos, explique Gabriel Nadeau-Dubois. C’est un débat de société, à savoir quel genre de Québec on veut construire, et c’est dans cette perspective-là que j’aborde les choses.»
JOEL LEMAY/AGENCE QMI «Je viens du mouvement étudiant, et je découvre ces enjeux-là progressivement. Mais pour moi, le projet Énergie Est de TransCanada, ce n’est pas un débat entre écolos et non écolos, explique Gabriel Nadeau-Dubois. C’est un débat de société, à savoir quel genre de Québec on veut construire, et c’est dans cette perspective-là que j’aborde les choses.»

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Gabriel Nadeau-Dubois est en tournée dans plusieurs cégeps de Québec cette semaine pour prononcer une conférence sous le thème «Le Québec aux portes de l’enfer pétrolier», une conférence qui vise à sensibiliser et mobiliser les étudiants contre la construction d’oléoducs au Québec.

«Je ne suis pas un écologiste, mentionne l’ex-leader étudiant au Journal. Je viens du mouvement étudiant, et je découvre ces enjeux-là progressivement. Mais pour moi, le projet Énergie Est de TransCanada, ce n’est pas un débat entre écolos et non écolos, explique-t-il. C’est un débat de société, à savoir quel genre de Québec on veut construire, et c’est dans cette perspective-là que j’aborde les choses.»

Celui qui avait remis sa bourse de 25 000 $ accompagnant le Prix littéraire du gouverneur général en novembre au mouvement «Coule pas chez nous» et qui avait permis du même coup d'amasser 385 000 $ en dons en lançant un appel à tous s’est ainsi allié à Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace Canada, pour effectuer cette tournée dans les cégeps de la province, en partenariat avec la Coalition ÉCO (Étudiants contre les oléoducs).

Gabriel Nadeau-Dubois dit avoir été approché par de nombreuses associations étudiantes qui souhaitaient l’entendre sur la nouvelle cause qu’il épousait. «On a eu l’idée de faire la tournée des campus, en privilégiant ceux qui sont sur le tracé de l’oléoduc Énergie Est, indique-t-il. Ces jeunes-là sont les premiers qui doivent être informés des risques. Ce seraient les premiers à être touchés par de potentiels déversements.»

«Non» à Énergie Est

Par ses conférences, il souhaite encourager les jeunes à s’intéresser à la cause environnementale, et susciter le débat, dit-il.

«Les changements climatiques, c’est le grand défi de ma génération. Or, le projet Énergie Est est le symbole le plus fort de cette lutte, poursuit-il. Si le projet va de l’avant, le résultat immédiat sera l’augmentation des gaz à effets de serre et l’expansion des sables bitumineux de l’Alberta. Si on veut avoir une chance de renverser la tendance, on n’a pas le choix de refuser Énergie Est. C'est un mauvais projet pour l'économie et la société québécoises.»

À ceux qui dénonceraient son militantisme dans les cégeps et universités, l’ancien porte-parole de la CLASSE répond qu’il les «invite à faire des conférences dans les cégeps pour faire valoir leur point de vue. Jamais au grand jamais je n'empêcherais les gens à le faire, au contraire. J'encourage le débat.»

Après avoir visité le Cégep de Sainte-Foy mercredi, les deux conférenciers seront au Cégep Garneau et au Cégep Lévis-Lauzon jeudi.

La tournée se terminera le 12 mai au Cégep de Valleyfield. La Coalition ECO, partenaire dans ce projet, tiendra ensuite un camp de formation « Agir contre l’État pétrolier» les 23 et 24 mai à Montréal.