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Miettes pour l’agriculture

Des observateurs du milieu déplorent le peu d’argent consenti dans le budget fédéral

Canada's Finance Minister Joe Oliver delivers the federal budget in the House of Commons on Parliament Hill in Ottawa
Photo Reuters

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OTTAWA | Le ministre des Finances Joe Oliver a laissé bien des observateurs du milieu de l’agriculture sur leur appétit mardi, lors du discours sur le budget fédéral. Ils ont néanmoins applaudi aux mesures modestes consenties pour le soutien des exportations.

Le gouvernement fédéral a bonifié 30 millions $ sur deux ans le budget destiné à la promotion des produits agroalimentaires à l’étranger.

C’est une somme qui s’ajoute aux 68 millions $ annuels, qui est répartie à travers le Canada et qui se divise entre le programme Agro-Marketing (12 millions $) et la création d’un secrétariat (18 millions $) qui travaillera à l’analyse des barrières à l’exportation.

Ce qui réjouit le Groupe Export agroalimentaire Québec-Canada.

«C’est un pas dans la bonne direction. Ces ajouts d’argent permettront d’accéder à de nouveaux marchés. Ça prouve que les ministres de l’Agriculture sont ouverts à écouter les revendications des exportateurs agroalimentaires», a déclaré André Coutu, son président-directeur général.

Par contre, ces sommes sont minimes lorsqu’elles sont comparées aux 100 milliards $ d’investissements que les Américains réservent, dans le cadre du Farm Bill, pour la promotion et le soutien de leurs productions au cours d’une année.

«Il existe tellement de produits que l’influence du budget, une fois réparti, sera vraisemblablement négligeable. Un réalignement des priorités est nécessaire mais se fait toujours attendre», a critiqué le professeur Sylvain Charlebois de l’université de Guelph.

Travailler avec les provinces

Florent Gravel, le président de l’Association des détaillants en alimentation, a déploré que le volet agroalimentaire soit réduit à des «bonbons pour se donner bonne bouche», répartis dans le temps pour mieux s’attirer des votes.

«On aurait aimé entendre des mesures qui soutiennent le transfert générationnel de nos fermes. Et une volonté de travailler avec les provinces pour bien comprendre les besoins et adapter les programmes aux réalités régionales.»

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