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Québec doit cibler les filles pour lutter contre le décrochage scolaire

Des résultats « décevants »
Photo d’archives

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Pour lutter efficacement contre le décrochage scolaire, il faut tout faire pour garder... les filles sur les bancs d’école.

C’est la conclusion étonnante à laquelle est arrivée la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) qui vient de rendre public un rapport d’analyse sur la question, à partir d’une étude sur les conséquences du décrochage chez les filles.

«La clé de voûte de la lutte au décrochage scolaire, au Québec, c’est la scolarisation des filles», affirme Joanne Bertrand, vice-présidente de la FAE.

Or depuis des années au Québec, les efforts portent davantage sur la lutte au décrochage chez les garçons puisqu’ils sont beaucoup plus nombreux à tourner le dos à l’école que les filles.

La FAE ne veut pas nier le problème chez les garçons, mais estime qu’il faut aussi «mettre l’accent sur les filles», négligées dans la bataille que mène le Québec contre le décrochage scolaire.

Les enfants dont la mère a abandonné ses études sont beaucoup plus à risque de décrocher, rappelle la FAE. «La scolarisation de la mère a un impact plus que majeur sur le parcours scolaire de ses enfants», souligne Mme Bertrand. Et à la maison, ce sont encore souvent les mères qui supervisent les devoirs et leçons, ajoute-t-elle.

Les conséquences du décrochage scolaire sont aussi «plus dramatiques» chez les filles que chez les garçons, les jeunes femmes sans diplôme ayant davantage de difficulté à gagner leur vie. Le salaire moyen d’un décrocheur est de 24 000 $, comparé à 16 000 $ pour une jeune femme qui a laissé tomber ses études.

Par ailleurs, l’écart entre le taux de décrochage chez les garçons et les filles diminue avec les années, puisque les garçons sont plus nombreux à raccrocher.

C’est pourquoi la vice-présidente de la FAE, Joanne Bertrand, demande au gouvernement réajuster le tir.

«Oui, c’est grave le décrochage chez les garçons. Mais quand on regard les conséquences pour les filles, quand on regarde les conséquences pour leurs enfants, il faut creuser davantage» et cibler davantage les filles, indique Mme Bertrand.

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