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Suppression de 250 postes en éducation

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Les compressions en éducation auront comme effet de supprimer 250 postes de professionnels de l'éducation pour la prochaine année, ce qui créera assurément une future génération de décrocheurs, selon leur syndicat.

Des psychologues, orthophonistes, bibliothécaires et conseillers pédagogiques perdront leur emploi dans pratiquement toutes les commissions scolaires de la province, ce qui touchera directement les services aux élèves, déplore la présidente de la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec, Johanne Pomerleau.

«Les élèves handicapés ou en difficulté ont le droit d'avoir des services», a-t-elle clamé.

«Avant même que débutent les compressions dans le milieu de l'éducation, les professionnelles et professionnels n'étaient pas assez nombreux pour suffire à la tâche devant les besoins croissants des élèves, a-t-elle ajouté. Il faudrait non seulement maintenir les ressources déjà en place, mais en ajouter davantage pour arriver à combler les besoins, car c'est l'élève, au bout du compte, qui ne reçoit pas de service.»

La situation est aussi dénoncée par la Fédération des comités de parents, qui participait ce matin au point de presse de la FPPE-CSQ à Montréal. Sa présidente, Corinne Payne, rappelle que «déjà les élèves qui vivent de graves difficultés d'apprentissage manquent de services». «Imaginons la situation pour ceux qui n'ont actuellement besoin que d'un coup de pouce ponctuel pour leur éviter de basculer», ajoute-t-elle.

Selon Mme Pomerleau, ces suppressions de postes représentent plus de 8700 heures en moins de services pour les élèves chaque semaine. Elle assure que si le gouvernement continue dans cette voie, le Québec connaîtra une recrudescence importante du décrochage scolaire.

«La santé psychologique d’un enfant et d’un adolescent est très étroitement liée à sa persévérance scolaire», a souligné Josée Lajoie, psychologue en milieu scolaire.

Cette dernière a dit craindre des choix très difficiles à faire, pour aller au cas le plus urgent.

La commission scolaire de Montréal est particulièrement touchée par ces coupes, avec 68 postes de moins, du jamais vu selon la Fédération. Dans cette commission scolaire, il n’y aura plus qu’un psychologue pour 2 200 élèves, évalue le syndicat.

Son président, Michel Mayrand, a déploré le plan des effectifs adopté la semaine dernière par la CSDM, même si celle-ci a déclaré avoir les mains liées par les compressions faites par le gouvernement. «On aurait aimé que la CSDM pose un pied à terre dans un geste courageux, mais elle ne l’a pas fait», a-t-il.

Tous demandent au ministre de l’Éducation, François Blais, de reculer dans les nouvelles compressions qui affectent les commissions scolaires.

Hormis Montréal, où les abolitions de postes représentent une baisse de 10% des services professionnels, les régions du Bas-Saint-Laurent (diminution de 15,6%) et de la Haute-Côte-Nord (baisse de 12%) sont particulièrement ébranlées.

- Avec la collaboration de Daphnée Dion-Viens

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