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Le PQ veut forcer la main au port

Agnès Maltais et Clément Laberge.
Photo Le Journal de Québec, SImon Clark Agnès Maltais et Clément Laberge.

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Le gouvernement devrait rendre le financement de 35 M$ accordé au projet de terminal de croisières conditionnel à ce que le Port de Québec accepte de se soumettre aux évaluations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), suggère le Parti québécois.

La députée de Taschereau Agnès Maltais et le candidat péquiste dans Jean-Talon, Clément Laberge, s’inquiètent pour la sécurité des citoyens résidant à proximité des voies ferrées des quartiers centraux, dans l’éventualité où le port irait de l’avant avec son projet de développement pétrolier.

Malgré la volonté du gouvernement du Québec, l’Administration portuaire a déjà fait savoir, contrairement à ce qui avait été véhiculé dans certains médias, qu’elle ne souhaitait pas se soumettre aux évaluations du BAPE, puisque ses activités sont de compétence fédérale.Or, le gouvernement du Québec a promis 35 M$ au Port de Québec, pour l’aider à financer son projet de terminal de croisières, rappelé Mme Maltais.

Partenaires

«Il y a là un geste de bonne volonté de la part du gouvernement du Québec, [...] Quand on est des partenaires, on travaille ensemble», a déclaré la députée péquiste de Taschereau, en point de presse devant l'Assemblée nationale avec le candidat du PQ dans Jean-Talon, Clément Laberge.

Ce dernier assure que le Parti québécois n’est pas contre le développement du port.

Il considère toutefois que cela doit se faire dans le respect et dans l'intérêt des citoyens. Selon lui, seul un BAPE représente un exercice crédible de consultation pour les projets de développement du port.

«Je rappelle que Sébastien Proulx, le candidat libéral, a reconnu l’existence de risque, d’un danger», a souligné M. Laberge.

«Dans ce dossier-là comme dans d’autres, il a les mains liées», croit M. Laberge.

«Un vieux film»

«Le PQ c’est toujours la même affaire, on chercher à se chicaner, à faire des batailles entre le Québec et le fédéral. C’est un vieux film et je pense que les gens n’accrochent plus à ça», a réagi Sébastien Proulx, en rappelant que les discussions se poursuivent, entre le gouvernement et l’Administration portuaire.

Refusant d’indiquer si oui ou non le Port de Québec devrait se soumettre au BAPE, le candidat libéral a fait valoir que le projet de terminal de croisières est « structurant pour Québec».

«On va exercer nos juridictions, on va faire respecter les lois du Québec là où elles s’appliquent, a assuré M. Proulx. [...] Je vous donne la position de mon gouvernement, c’est celle que je respecte et que je défends.»