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Coiteux a demandé une vérification interne

Chantier de construction photo radar
Photo d'archives

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Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, veut en avoir le coeur net: il a demandé une vérification interne sur l’octroi, en avril, d’un contrat 29,9 M$ sans concurrence conforme à la firme informatique CGI pour les radars photo.

Voilà, donc, la réaction officielle du gouvernement à notre reportage de mardi matin sur les questions qui sont soulevés par l’octroi de ce faramineux contrat à CGI, qui n’a rien à se reprocher dans cette affaire.

C’est plutôt le gouvernement qui a peiné dans son processus contractuel en étant pas capable d'attirer plus d'un soumissionnaire conforme alors que plusieurs joueurs étaient intéressés.

Un premier appel d’offres a été lancé, mais il n’a attiré qu’un soumissionnaire : CGI. Le processus a été annulé et repris. Le deuxième appel d’offres s’est soldé avec, encore, un seul soumissionnaire conforme: CGI. Mais Québec, cette fois-ci, a décidé de ne pas annuler le contrat.

Appel d'offres trop restreint ?

Nous avons révélé qu’un soumissionnaire exclu de justesse suggérait un prix de 13 M$ inférieur à CGI. Ce soumissionnaire, la firme montréalaise Groupe Techna, qui fournit des appareils de sécurité routière dans plusieurs pays, n’arrive pas à comprendre pourquoi elle a été rejetée. Au plan technique, elle a été jugée conforme. «C’est la première fois qu’une de nos propositions est rejetée en cinq ans», nous a lancé le PDG.

Coiteux attend le rapport

Le ministère des Transports a écrit, par voie de communiqué, le 7 avril, que le processus contractuel a été «rigoureux et transparent, favorisant la compétitivité».

Cette phrase, pourtant écrite par le MTQ, est donc remise en question et Martin Coiteux veut éliminer tous les doutes.

En effet, trois semaines plus tard, le 29 avril, il a demandé à son équipe de vérification contractuelle du Conseil du trésor de se pencher sur le dossier, nous a confirmé son attachée de presse. Le rapport de cette vérification en cours est toujours attendu.

Pour l’instant, impossible de savoir si ces conclusions peuvent compromettre le contrat en cours avec CGI.

En plus de se pencher sur ce contrat, M. Coiteux se montre préoccupé par ce type de dénouement contractuel avec un seul soumissionnaire. Il a aussi demandé, «dans une perspective plus générale, comment améliorer les pratiques à l’avenir de façon à permettre une meilleure concurrence».