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Voir les Stones à tout prix

Des fans dépensent des sommes considérables pour les voir partout dans le monde

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L’amour des Rolling Stones, ça n’a pas de prix pour leurs plus ardents fans, des mordus qui seront sur les plaines d’Abraham, mercredi, et qui sont prêts à parcourir le monde pour voir leur groupe favori le plus souvent possible. Le coût de leur passion? Top secret.

Le Montréalais Stéphane Carrier les a vus plus de 200 fois depuis 1975. Il a voyagé partout en Amérique et en Europe sur la trace des Stones. Les considérations financières? Il s’en balance.

«Je ne me suis jamais arrêté à ça. J’aime mieux ne pas le savoir. Quand une tournée s’annonce, je regarde mes finances pour voir ce que je peux me permettre», rigole-t-il.

«Je ne compte pas. Quand on aime, on aime», indique Jean-Claude Joseph, de Lyon, qui fait son premier voyage outre-Atlantique après avoir vu les Stones quatorze fois en Europe.

Éric Villedieu vit en France. Il en sera à Québec à son quarantième concert des Rolling Stones. «Je voulais absolument faire le dernier de la tournée», dit-il.

Lui aussi n’hésite pas à parcourir de longues distances et débourser «des dizaines de milliers d’euros» pour entendre Mick Jagger chanter (I Can’t Get No) Satisfaction. À l’hiver 2014, il s’est offert un billet pour les voir à Macao, en Chine. La facture? 1400 euros (1962 $).

Fontaine de Jouvence

Mais pourquoi aiment-ils autant les Stones?

«Ce sont eux qui m’ont appris la musique. Tout petit, à la fin des années 60, j’écoutais ma radio AM et je tombais parfois sur leurs tounes», se rappelle Stéphane Carrier.

«Les voir est une fontaine de Jouvence. Ça prouve que le temps n’a pas de prise», renchérit Éric Villedieu.

Chaque fois qu’il voit le groupe apparaître sur scène, Jean-Claude Joseph fond en larmes. «Lors de leur spectacle à Lyon, en 1982, je suis resté deux heures sur le stade après, allongé en train de pleurer. C’était trop.»

Des rencontres inoubliables

Des souvenirs impérissables de concerts, ces fans finis en ont des tonnes. Mais rien ne bat la chance de rencontrer l’un des membres du légendaire groupe.

«J’avais réservé un hôtel à Oslo à côté de celui des Rolling Stones. Le soir, ma femme et moi sommes allés prendre un verre au bar. Une demi-heure après, Ronnie Wood arrive. Je suis allé le voir, on a parlé deux minutes, on a fait cinq photos et il a été hyper-sympa. C’était formidable que lui, immense star, me consacre quelques minutes», raconte Éric Villedieu.

Stéphane Carrier a pour sa part déjà croisé Bill Wyman, l’ancien bassiste des Stones.

«C’est inoubliable. Nous étions une dizaine et il était resté avec nous pendant une demi-heure à jaser de tout et de rien. Il avait été très gentil.»