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Bruel magique sous la pluie

Le chanteur français séduit le public des Plaines

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La Bruelmania était bien vivante sur les Plaines, mardi. Ce n’est pas la pluie qui allait arrêter les irréductibles fidèles, présents par milliers entendre la collection de succès intemporel de Patrick Bruel, en totale symbiose avec son public.

Patrick Bruel a offert un concert généreux (dont deux rappels), où tous ses succès ont résonné sur les Plaines. Le chanteur s’est produit devant une foule multicolore qui abordait une nouvelle mode: le poncho. Les Plaines étaient clairsemées, mais la foule était bel et bien au rendez-vous. Et bien en voix!

Bruel avait efficacement remodelé le spectacle qu'il a présenté au Colisée Pepsi il y a deux ans. D'ailleurs, le spectacle de mardi était le point d'orgue de cette tournée mondiale. Ironiquement, en cette fête nationale des Français, c'est son amour avec le Québec qu'il célébrait.

Le départ était canon avec Place des grands hommes. Patrick Bruel a esquissé un sourire envers son public mouillé, en chantant les paroles «j’ai rencontré des tempêtes et des bourrasques, comme vous, comme vous».

Pour la vie semblait destinée à être chantée sous la pluie, tandis qu'il se l'est joué hip hop sur quelques pièces, dont Alors regarde.

Effet monstre

Qui a le droit a eu l’effet d’une bombe dans la foule. Patrick Bruel est devenu ému, stoïque, devant ces milliers de voix qui n’en faisait qu’une, et tous ces bras dans les airs qui brandissait des téléphones cellulaires.

Cassez la voix, dans une version résolument rock qui n'en finissait plus, a aussi eu un effet monstre. Les Plaines sautaient dans un seul mouvement.

Une relation passionnelle unit Bruel au public québécois. Il peut arrêter de chanter à tout moment: la foule crie les paroles haut et fort de chacune des chansons. Sans exception. Les Plaines étaient à sa main: elles se sont transformées en piste de danse sur la chanson Saint-Jean, où tout le monde valsait deux à deux. Un autre beau moment.

Un duo laborieux

Patrick Bruel avait invité Alex Nevsky pour chanter en duo On leur a fait croire... bel attention, mais il avait oublié les paroles. Nevsky, sous un tonnerre d’applaudissements, est venu à la rescousse, et Bruel s’est repris tant bien que mal sur les «pa pa pa pa pa pa».

Au premier rappel, Charlotte Cardin Goyer et Patrick Bruel ont livré une version bien émouvante de J'te mentirais.

Comme une gamine

Vêtue d’un chapeau et d’une cape, Ariane Moffatt s’est avancée sur scène avant Patrick Bruel, le sourire fendu jusqu’aux oreilles à l’idée de faire ses premières Plaines en solo.

Devant un parterre déjà bien garni, elle a joué autant de nouvelles chansons que de plus anciennes, et quelques reprises. Le public a eu une version plus «dance» de Je veux tout et de Réverbère, qui se mariaient parfaitement aux dynamiques Debout et Miami, avec quoi elle offrait une finale endiablée.

Avec l’intention «de faire revenir le soleil» avec son électro pop festive et atmosphérique, Ariane Moffatt semblait s'amuser comme une gamine. Elle n’a pas écarté les nuages, mais du moins, a mis du soleil dans nos têtes.