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Des centaines de maîtres feront bénir leurs animaux de compagnie et de ferme

L’Abbé Marcel Coulombe sur le parvis de l’église, prêt à bénir les animaux pour l’année qui vient.
Photo d'archives L’Abbé Marcel Coulombe sur le parvis de l’église, prêt à bénir les animaux pour l’année qui vient.

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SAINT-ROCH-DES-AULNAIES - Une fois par année, l’église de Saint-Roch-des-Aulnaies ouvre ses portes aux chiens, chats et même aux poules, pendant que les vaches et chevaux attendent sur le parvis pour eux-aussi recevoir la bénédiction.

L’Abbé Marcel Coulombe, lui-même amoureux des animaux et bien au fait des récents changements à la loi favorables aux animaux de compagnie, se plaît à mener cette tradition depuis près de 10 ans, qui attire parfois jusqu’à 300 personnes.

Pendant une heure, c’est avec des centaines de chiens, de chats et autres petits animaux que se déroule la messe.

«Étonnement, ils sont très silencieux une fois installés», lance, en souriant, l’Abbé Coulombe.

C’est en l’honneur de Saint-Roch lui-même, personnage historique dont l’histoire est liée à un chien, qu’a été lancée cette tradition inusitée et rarissime.

«Roch prit de son temps pour soigner des malades lors d’une épidémie. Atteint d’une maladie contagieuse, il s’était lui-même mis en quarantaine afin d’éviter de contaminer d’autres personnes. Un chien, l’ayant localisé, venait chaque jour lui apporter du pain et lui tenir compagnie», rapporte Marcel Coulombe.

Depuis, «nous organisons cet événement pour implorer la bénédiction de Saint-Roch, tant pour les maîtres que pour la protection de leur animal.»

L’Abbé Marcel Coulombe sur le parvis de l’église, prêt à bénir les animaux pour l’année qui vient.
Photo courtoisie

Toutes sortes d’animaux

Au-delà du simple chien ou chat, les vaches et chevaux des agriculteurs de la région font aussi le chemin jusqu’au parvis de l’église pour entendre l’Abbé.

«Plusieurs n’hésitent pas à faire la route et reviennent année après année. Pour eux, leur animal est précieux et c’est pourquoi ils assistent à ce genre de cérémonie.»

Son homélie prend une couleur différente ce jour-là. «Une fois, une femme a amené un chien qui avait comme objectif de faire de la zoothérapie avec un enfant autiste. Je rapportais alors que l’on parlait souvent d’usines à chiots, mais qu’il fallait se concentrer sur ce qui est beau aussi», ajoute celui qui applaudit les améliorations apportées par le gouvernement au sujet du statut des animaux de compagnie.

Si l’événement attire de nombreuses personnes de la région, des gens d’aussi loin que le Nouveau-Brunswick n’hésitent pas à passer par Saint-Roch-des-Aulnaies à cette période de l’année pour assister à la bénédiction.

«Ça ne peut pas nuire»

Thérèse Leclerc participe à la tradition depuis plusieurs années. «J’ai pour mon dire que ça ne peut pas nuire, de faire bénir ce que l’on a de précieux. C’est même primordial», indique celle qui amène des génisses à l’église une fois par année.

Pain et biscuit

Une fois le message de l’homme de Dieu passé et l’eau bénite lancée, un pain rappelant celui remis par le chien de Saint-Roch est partagé par les maîtres, pendant que les animaux ont droit à un biscuit.