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«J’ai entendu mes vaches mourir»

Une cinquantaine de vaches périssent dans l’incendie d’une ferme à Normandin

La ferme de François Fournier-Bélanger a été complètement détruite par un incendie, emportant avec lui la majorité de son troupeau.
Photo courtoisie La ferme de François Fournier-Bélanger a été complètement détruite par un incendie, emportant avec lui la majorité de son troupeau.

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C’est un véritable cauchemar que vit présentement un jeune producteur laitier de Normandin. Sa ferme a été complètement détruite par un incendie, emportant avec lui la majorité de son troupeau.

«C’est un rêve qui s’envole en fumée. C’est dur pour le moral parce que mon troupeau c’était toute ma vie», avoue le producteur laitier de 27 ans, François Fournier-Bélanger.

L’incendie a pris naissance aux alentours de minuit.

C’est un employé de la ferme qui, après avoir alerté son patron, a aussitôt bravé les flammes pour sauver près de la moitié du troupeau.

«Il a fait un geste stupide, il est parti à la course pour détacher des vaches. Il a risqué sa vie pour sauver celle de mes vaches. C’est un héros, il a quand même sauvé 37 bêtes», confie-t-il avec une larme à l’œil.

Une cinquantaine de vaches ont péri dans l’incendie.

«Les vaches me regardaient par la fenêtre pendant qu’elles brûlaient et je n’ai pas pu les sauver. Ça fait mal au cœur, ce n’est pas nos enfants, mais presque», confie le propriétaire.

Solidarité

<b>François Fournier-Bélanger</b><br />
Producteur laitier
Capture d'écran, TVA Nouvelles
François Fournier-Bélanger
Producteur laitier

Parmi les décombres, des carcasses de vaches carbonisées étaient toujours visibles mardi en avant-midi.

«Je n’ai pas pu les regarder. C’est terrible de perdre ce que mon grand-père m’a légué. Nous avons travaillé tellement fort pour construire tout ça», souligne M. Fournier-Bélanger.

La situation est désolante et soulève une vague de solidarité.

Jasmin Théberge, le copropriétaire de la Ferme Junique, héberge actuellement les vaches laitières qui ont survécu.

«Je l’ai texté pour savoir s’il avait besoin d’aide. Ça s’est fait naturellement, il faut qu’on s’entraide!»

Perte totale

Les dommages sont évalués à près d’un million de dollars.

«Dès notre arrivée, nous avons constaté que tout le bâtiment était enflammé. Nous avons seulement limité les dégâts», explique Jerry Piquette, chef pompier à la caserne de Normandin.

Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l’incendie qui a pris naissance dans l’étable.

«Nous croyons que ça peut provenir d’une cause mécanique ou électrique», ajoute-t-il.

Quoi qu’il en soit, le jeune producteur va de l’avant et souhaite poursuivre son plus grand rêve.

«C’est certain que je vais me reconstruire», conclut-il.