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Chaînes humaines devant les écoles pour dénoncer les compressions

Chaînes humaines devant les écoles pour dénoncer les compressions
Photo Marianne Lapierre

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Des parents de plus de 260 écoles aux quatre coins de la province se mobiliseront ce matin pour dénoncer les compressions en éducation.

Des parents formeront des chaînes humaines dans 16 régions du Québec pour dénoncer la diminution du nombre d’orthopédagogues, de psychologues ou de techniciens en éducation spécialisée, de même que les hausses de tarifs, notamment dans les services de garde.

À Québec, ils formeront des chaînes humaines autour d’une douzaine d’écoles.

La mobilisation se concentrera surtout dans le quartier Limoilou, où des parents d’une dizaine d’écoles primaires et deux écoles secondaires encercleront leur établissement, en guise de symbole. Les enseignants et directeurs sont invités à se joindre à eux.

«L’image est forte. Ça démontre à quel point l’attachement des parents pour leur école est important», affirme Pascale Grignon, porte-parole du regroupement Je protège mon école publique.

Cette initiative citoyenne a d’abord vu le jour dans une école primaire de Montréal au printemps et s’est rapidement étendue à l’ensemble de la province, grâce aux réseaux sociaux.

«Ce n’est pas vrai que c’est une réalité montréalaise, ajoute Mme Grignon. J’ai des appels de partout, les gens voient les impacts des compressions. Les écoles publiques, on y tient. Et ce n’est pas vrai qu’on va les laisser se faire démanteler, comme le propose le ministre.»

Chaînes humaines devant les écoles pour dénoncer les compressions
Photo Marianne Lapierre

«Je manifeste surtout en soutien aux professeurs, explique Josée Prevost, 50 ans. Leurs conditions de travail se détériorent et ce sont les enfants qui écopent.»

Son fils de 12 ans a quitté l'école Rose-des-Vents, à Rosemont l'année passée. Mais elle sentait le besoin de retourner sur place pour manifester. «C'était mon école primaire quand j'étais jeune», dit-elle.

Déja l'année passée, elle a senti l'impact des compressions. «Les professeurs organisent toutes sortes d'activités comme passer la nuit dans l'école. Ce sont ces activités qui sont remises en cause.»

«Scénarios catastrophes»

En juin, lors d’une journée de mobilisation semblable, le ministre de l’Éducation, François Blais, avait accusé ses détracteurs d’évoquer des «scénarios catastrophes» qui ne reflètent pas la réalité.

Faux, rétorquent les parents qui ont emboîté le pas au mouvement. «On ne peut pas accepter ce discours-là. Ce sont les enfants à besoins particuliers qui sont les plus touchés», affirme Brigitte Dubé, de la Coalition des parents d’enfants à besoins particuliers, qui est la mère d’un garçon autiste.

Pour ces parents, les compressions représentent «la goutte de trop» puisque la réduction de services pour leurs enfants à l’école a des répercussions très concrètes à la maison, ajoute-t-elle.

«La difficulté que l’enfant vit à l’école se répercute sur toute la famille. Quand on a un enfant à besoins particuliers, il y a déjà beaucoup d’épuisement parental. On ne peut pas en rajouter.»

- Avec la collaboration de Caroline Pailliez

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