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Du Dagobert au studio de Jean-Michel Jarre

Marco G a côtoyé Pete Townshend, Moby et plusieurs stars lors de l’enregistrement de 2 albums

Du Dagobert au studio de Jean-Michel Jarre

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L’ancien DJ de la discothèque du Dagobert, à Québec, joue maintenant dans la cour des grands. Marco G a travaillé étroitement avec le Français Jean-Michel Jarre sur ses deux prochains albums, une association qui lui a permis de côtoyer des stars comme Pete Townshend, Moby et Armin van Buuren.

«Je tripe à fond», s’est exclamé à plusieurs reprises Marco Grenier, lors d’un entretien exclusif avec Le Journal.

Jean-Michel Jarre est considéré comme le parrain de la musique électronique et ambiante en Europe. Daft Punk a cité celui qui a vendu plus de 80 millions d’albums parmi ses influences majeures.

Depuis trois ans, Marco G assiste Jarre à la production musicale d’Electronica 1: The Time Machine, un album qui sortira le 16 octobre et dont le volume 2 paraîtra au printemps.

Comme Townshend, Moby et van Buuren, des invités de marque se joignent à Jarre sur chaque pièce. Marco G, qui a partagé l’aventure avec le Québécois Stéphane Gervais, a ainsi pu travailler avec M83, Air, Tangerine Dream et plusieurs autres.

«J’ai rencontré tous les artistes. Pour Stéphane et moi, c’est toute une fierté. Mais on a travaillé fort. C’est du 18 heures par jour. Jean-Michel Jarre est très méticuleux. S’il y a une seconde de trop sur une piste, il le sait.»

Apprendre avec Moby

C’est par l’entremise de Joachim Garraud, ancien producteur de David Guetta, que Marco est entré en contact avec Jean-Michel Jarre.

«Ça prenait quelqu’un de bilingue, qui a du temps, célibataire et qui peut voyager. Et, dans mon cas, je pouvais continuer de travailler pour Énergie et Rouge FM tout en étant à l’extérieur.»

Ce fut le début d’une aventure extraordinaire, au dire de l’artiste de Québec, qui a découvert que ses idoles étaient pour la plupart des gens très simples.

«On pense tous qu’ils ont la grosse tête. Mais quand tu parles d’un gars comme Moby, t’apprends juste à être à ses côtés. Hey, je recevais des tests de guitare de Pete Townshend. Tu fais-tu attention?» lance Marco G en riant comme un gamin.

«T’oses même pas dire qu’il y a des fausses notes. Mais il le faut le faire. Il faut être honnête. Les artistes aiment mieux ça que de travailler pour rien pendant des mois.»