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Quand le diable sortit de la salle de bain

Quand le diable 
sortit de la salle de bain : Sophie Divry, 
Éd.  Notabilia,
 310 pages
Photo courtoisie Quand le diable sortit de la salle de bain : Sophie Divry, Éd. Notabilia, 310 pages

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Roman drôle ou drôle de roman? C’est la question qu’on se pose encore, Sophie Divry n’ayant reculé devant rien pour nous surprendre.

L’auteure nous prévient d’emblée: Quand le diable sortit de la salle de bain est un «roman improvisé, interruptif et pas sérieux». Autrement dit, c’est un roman assez déjanté dans lequel l’humour et la fantaisie occupent une très grande place, même si le sujet n’a fondamentalement rien de rigolo...

Sophie, la narratrice, tire en effet le diable par la queue depuis qu’elle a quitté son mari volage et perdu son boulot. Désormais chômeuse à plein temps tributaire d’une allocation mensuelle couvrant à peine loyer et factures, elle passe l’essentiel de ses journées dans un minuscule studio de Lyon trop ­sordide pour être loué à des touristes de passage sur Airbnb. Donc pas d’argent à se faire de ce côté-là. Quant aux maigres biens qu’il lui reste, elle réussit parfois à en obtenir quelques euros, ce qui lui permet de ­renouveler son stock de pâtes ou, ô joie, de sortir boire un café. Car lorsqu’on est aussi pauvre qu’elle, les occasions de mettre le nez dehors rétrécissent comme peau de chagrin: pas moyen d’aller au cinéma ou de prendre un verre entre amis faute d’argent, et errer dans les rues l’estomac vide est beaucoup trop épuisant.

Farfelu

Presque toujours affamée, Sophie a toutefois encore l’énergie de ­narrer ses déboires en multipliant néologismes, jeux de mots (on a ­notamment bien aimé son «profiter des ­mamans propices»!), ­extravagances typographiques et interventions inopinées de personnages secondaires.

Il en résulte un roman farfelu à souhait qui nous a cependant laissés sur notre faim, le ­dénouement étant plutôt fade...

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