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Une infirmière pour 170 patients dans un CHSLD de Québec

Une des centaines de situations décriées

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Photo Agence QMI / Archives Dans un CHSLD de la région de Québec, le manque de personnel est tel qu’il peut s’écouler plusieurs jours avant que les prothèses dentaires des résidents soient nettoyées.

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À Québec, une infirmière à l’emploi d’un centre d’hébergement dénonce le fait qu’elle a à sa charge 170 patients, le soir.

Telle est l’une des centaines de situations décriées par le truchement de la ligne de dénonciation mise sur pied par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), entre le 24 août et le 11 septembre.

Dans un CHSLD de la région de Québec, le manque de personnel est tel qu’il peut s’écouler plusieurs jours avant que les prothèses dentaires des résidents soient nettoyées. Les employés ne peuvent même pas assurer les soins de base, a constaté une préposée à l’entretien ménager dont la mère est hébergée dans ce centre de longue durée. Les résidents âgés peuvent ainsi être privés de bain pendant plusieurs jours, selon cette travailleuse.

Toujours dans la région de Québec, la fille d’un résident âgé hébergé dans une unité prothétique (adaptée pour les personnes en perte cognitive importante) d’un CHSLD a contacté la ligne de dénonciation, afin de signaler le manque criant de personnel. Selon elle, il y a beaucoup d’errance et d’agressions entre usagers, rapporte Jérôme Rousseau, co-porte-parole de la FIQ pour la région de la Capitale-Nationale.

Peur des représailles

«Ce qui est vraiment marquant au niveau des appels reçus, c’est que la plupart des personnes n’ont fait aucune dénonciation aux instances officielles par peur des représailles. C’est un cercle très vicieux qui est en train de s’installer dans le réseau de la santé. Voilà pourquoi on demande l’intervention du Vérificateur général afin qu’il fasse la lumière sur cette loi du silence», soulève M. Rousseau.

Pour tout le Québec, 2136 citoyens ont communiqué avec la FIQ par téléphone ou par courriel. Quelque 42 % des dénonciations avaient trait aux problèmes d’accessibilité aux soins.

«Même des médecins nous ont appelés. Nous avons reçu des appels de proches aidants, de patients et d’employés du réseau», précise M. Rousseau, qui représente les professionnels en soins de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

La FIQ évalue de porter certaines situations dénoncées à l’attention des autorités concernées.

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