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Cycliste tué dans Saint-Roch: le policier du SPVQ officiellement accusé

Le policier Simon Beaulieu (à droite) lors de sa comparution au palais de justice de Québec, vendredi matin
Photo Kathleen Frenette Le policier Simon Beaulieu (à droite) lors de sa comparution au palais de justice de Québec, vendredi matin

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Bien que des accusations de conduite dangereuse et de négligence criminelle ayant causé la mort de Guy Blouin aient été déposées contre le policier Simon Beaulieu, son avocat entend tout mettre en œuvre pour démontrer que son client «n’a rien à se reprocher».

Vêtu d’un complet-cravate, accompagné de sa conjointe, la tête droite, le regard déterminé, l’homme de 34 ans s’est présenté aux côtés de son avocat vendredi au palais de justice de Québec, Me Maxime Roy, pour prendre acte des accusations portées contre lui.

Une présence qui n’était pas obligatoire, mais que le policier — désormais assigné à des tâches administratives au sein du Service de police de la ville de Québec — trouvait essentielle.

Comparution éclair

Dans la salle d’audience, la comparution a été rapide, l’avocat spécifiant que son client plaidait «non coupable» aux accusations portées contre lui, en plus de préciser qu’il avait obtenu de la part de la Couronne une preuve «volumineuse».

«Depuis le début, nous avons mentionné que nous allions mettre toutes nos énergies pour démontrer qu’il n’a rien à se reprocher et qu’il n’a commis aucune infraction criminelle», a précisé Me Roy au sortir de la salle, pendant que son client quittait les lieux.

Un peu moins d’une dizaine de membres du Comité du 3 septembre étaient également présents «en souvenir de l’événement», mais aussi pour surveiller «la progression» du dossier.

«Pourquoi le deuxième policier n'est pas accusé, alors qu'il a commis autant d'erreurs que le premier? Il a enlevé le bicycle pour le ramasser pour enlever la preuve et il a fait autant d’erreurs que le policier accusé. On ne veut pas partir de guerre, on veut seulement que les questions soient posées», a mentionné Jean Fortin, porte-parole du comité.

«Juste leur voiture, c’est une grosse arme qu’ils ont entre les mains... Y a-tu moyen de mettre la population encore plus en sécurité? C’est la question qu’on se pose», a ajouté l’homme.

Triste événement

Rappelons que le 3 septembre 2014, Guy Blouin, un homme âgé de 48 ans, a succombé à ses blessures après avoir été happé par une autopatrouille qui s’était engagée à reculons sur la rue Saint-François, près du parvis de l’église Saint-Roch.

Cette journée-là, Simon Beaulieu en était à sa dernière journée comme patrouilleur avant d’être nommé enquêteur.

Le dossier du policier reviendra devant la cour le 15 décembre prochain pour orientation.