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Mystérieuses disparitions de chats à Val-Bélair

Une quinzaine de propriétaires de félins de sont à la recherche d’une explication

Le propriétaire des centres de nutrition animale Animo Bouffe, Louis Poulin, n’a plus de nouvelles de Gus, âgé de cinq ans, depuis le début du mois de septembre. Le félin est parti sans laisser de traces.
Photo Le Journal de Montréal, JEAN-FRANCOIS DESGAGNÉS Le propriétaire des centres de nutrition animale Animo Bouffe, Louis Poulin, n’a plus de nouvelles de Gus, âgé de cinq ans, depuis le début du mois de septembre. Le félin est parti sans laisser de traces.

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Après l’arrondissement de Beauport, c’est au tour du secteur de Val-Bélair d’être le théâtre de mystérieuses disparitions en série. Plus d’une quinzaine de chats manquent à l’appel depuis le 1er septembre dernier, semant l’inquiétude chez les propriétaires de félins.

«Au début, je me disais que quelqu’un de bien l’avait ramassé pour apaiser ma peine, mais plus ça va, plus je me dis que c’est effrayant», a confié Julie Bourgeois dont la chatte âgée de 11 ans, Maggie, a disparu depuis le 10 septembre.

«Ce n’était pas un chat errant, mais un chat domestique. (...) Elle avait le goût d’aller dehors pour manger du gazon, mais j’étais très mère poule. J’ouvrais la porte pour qu’elle sorte sur le patio, descende manger son foin, puis elle rentrait», a ajouté la résidente de l’avenue de l’Amiral, dans le secteur de Val-Bélair.

« Triangle des Bermudes »

Il s’agit d’un scénario qui n’est pas étranger à plusieurs propriétaires de félins qui demeurent sur cette avenue, de même que sur les rues de l’Alouette et Sainte-Geneviève, dans le secteur de Val-Bélair.

Depuis le 1er septembre, les cas de disparitions mystérieuses se multiplient, si bien que le propriétaire des centres de nutrition animale Animo Bouffe, Louis Poulin, a lancé un appel à l’aide sur le réseau social Facebook le 12 sep­tembre. «J’ai reçu près de 15 signalements depuis le 1er septembre et j’en reçois encore», a-t-il confirmé.

«Après avoir fait une compilation des appels reçus au magasin, j’ai su qu’il se passait quelque chose. C’est toujours dans les mêmes rues. (...) Si vous voyez quelqu’un se promener avec une cage à 23 h dans le quartier, ce n’est pas normal. Si vous voyez quelqu’un de suspect qui semble faire du mal aux animaux, dénoncez-le», a invité celui dont le chat, Gus, figure sur la liste des disparus.

Effet boule de neige

La publication de l’avis de M. Poulin sur internet a véritablement fait boule de neige et d’autres propriétaires de chats se sont manifestés, tels que Joanie Laroche.

«On nous a enlevé un chat magique, un chat parfait», a lancé la jeune femme qui n’a pas revu Dexter, âgé de trois ans, depuis le 5 octobre. «Ce n’est pas dans ses habitudes de ne pas revenir déjeuner et encore moins pendant une semaine. (...) Comme j’habite dans ce secteur et que c’est dans ce quartier que Dexter se promenait, il n’y a plus de doute qu’il lui est probablement arrivé la même chose qu’aux autres chats du quartier.»

 

Les maîtres sont réticents à porter plainte

 

Sans exclure totalement l’œuvre d’un prédateur, M. Poulin croit qu’une «personne ayant un modus operandi» se cache derrière ses disparitions.

«Je suppose que c’est quelqu’un de potentiellement dangereux qui les a sûrement tués et s’il est capable de faire cela gratuitement, ça fait peur. Je ne voudrais pas que ce soit mon voisin. [...] La possibilité que 15 chats se soient fait prendre par un coyote, j’en doute», a soulevé Louis Poulin, propriétaire des centres de nutrition animale Animo-Bouffe.

Pas de plaintes récentes

Interrogée à ce sujet, la porte-parole de la Ville de Québec, Rose-Marie Ayotte, indique qu’aucune plainte officielle n’a été déposée à ce sujet dans les dernières semaines. «Des citoyens ont interpellé des policiers qui patrouillaient dans le secteur pour leur faire part de la “vague” de disparition», a confirmé Mme Ayotte.

«Les policiers ont informé leurs collègues et appellent à la vigilance dans le secteur. Ils gardent l’œil ouvert sur les comportements louches.»

D’ailleurs, il semble que la plupart des propriétaires de félins disparus ne seraient pas tentés de déposer plainte à la Ville ou au Service de police.

«Dans tous les arrondissements, depuis le 1er janvier 2015, nous avons trouvé seulement deux plaintes concernant une disparition de chat, dans l’arrondissement de Beauport», a évoqué Mme Ayotte.

20 à 30 signalements

Quant au centre de Contrôle d’animaux domestiques (CAD), il reçoit environ de 20 à 30 signalements de disparition de chats men­su­el­lement ce qui serait dans «la norme».

 

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