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Les industries et les institutions devront faire des efforts dans la récupération des matières recyclables

Le maire Labeaume lors de la présentation du Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles (PMGMR). L'Institut du nouveau monde, représenté par Sophie Séguin-Lamarche sur la photo, s'occupera de la consultation citoyenne qui suivra le dépôt du Plan.
Photo Journal de Québec, Daniel Mallard Le maire Labeaume lors de la présentation du Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles (PMGMR). L'Institut du nouveau monde, représenté par Sophie Séguin-Lamarche sur la photo, s'occupera de la consultation citoyenne qui suivra le dépôt du Plan.

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La Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) demande un plus grand effort aux industries et aux institutions dans le but de faire grimper le taux de récupération des matières recyclables.

Il s’agit là des principaux éléments contenus dans le projet de Plan métropolitain de gestion des matières résidentielles (PMGMR) (2016-2021) rendu public lundi. On veut que le taux de récupération passe de 55 % à 70 % entre 2013 et 2021.

Contrairement au plan de 2005, qui mettait l’accent sur le secteur résidentiel, le nouveau document tient également compte des industries, des commerces et des institutions (ICI), ainsi que des secteurs de la construction, de la rénovation et de la démolition (CRD).

Insistant sur les vertus de la pédagogie, le maire de Québec n’a néanmoins pas exclu que des sanctions puissent être prononcées contre ceux qui ne se soumettraient pas aux consignes du nouveau plan. «On interpelle tous les secteurs. Pas juste le résidentiel», a insisté Régis Labeaume.

Les écoles, où le taux de récupération tourne à peine autour de 10 à 12 %, sont particulièrement visées.

Objectif «ambitieux»

Par ailleurs, le taux de valorisation des matières organiques devra passer de 29 % à 62 % une fois l’usine de biométhanisation en service, vraisemblablement en 2022.

La CMQ a qualifié ces objectifs «d’ambitieux», tout en assurant qu’ils étaient «réalistes».

Un processus de consultation en deux phases a été mis sur pied. Du 17 au 26 novembre, un comité d’élus tiendra des séances d’information dans les MRC concernées. Au début de 2016, une commission indépendante tiendra des séances de consultation «afin de bonifier le projet».

Alexandre Turgeon, directeur régional du Conseil régional de l’environnement, a convenu que l’actuel PMGMR «va beaucoup plus loin que celui de 2005». Cela dit, les sommes consacrées à la sensibilisation des citoyens n’auraient pas été entièrement reconduites. «Les montants m’apparaissent inférieurs à ce qu’on s’était engagé à mettre en 2005, a-t-il regretté. Pourtant, c’est le nerf de la guerre que de changer les habitudes des gens.»

Les coûts d’immobilisation nécessaires pour la mise en œuvre du PMGMR sont de 130 millions de dollars. À partir de 2021, les coûts récurrents de fonctionnement seront de 10 millions de dollars par année.