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L'Université Laval se dissocie du rapport Payette

L’étude a été financée par des fonds privés, plaide l’institution

L'Université Laval se dissocie du rapport Payette
Archives Journal de Québec, Jean-François Desgagnés

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L’Université Laval (UL) se dissocie de l’étude controversée menée par Dominique Payette sur les médias de la capitale nationale.

 

Joint par Le Journal, Samuel Auger, porte-­parole de l’institution, signale que, comme le leur a confirmé la chercheuse et professeure au Département d’information et de communication de l’UL, «la recherche de Mme Payette en est une financée par des fonds privés, faite à l’extérieur du cadre de l’Université Laval. [...] C’est elle qui a reçu les fonds et qui les a administrés».

Il ajoute: «Si vous regardez l’étude, elle n’est pas identifiée comme une étude de l’Université Laval. Il n’y a aucune mention de l’Université dans le document.»

Sur le site internet

Pourtant, l’étude est toujours accessible sur la page professionnelle de la professeure, sur le site web de l’Université. Depuis qu’il a été rendu public mercredi, le rapport était également affiché dans la section «Nouvelles» du site internet du Département d’information et de communication. Or, vendredi, il en avait été retiré.

«Elle a choisi de le mettre sur sa page personnelle, répond M. Auger. Je n’ai pas de commentaires là-dessus, c’est un mandat de recherche privé, a affirmé le relationniste. Si vous voulez plus de commentaires quant à la méthodologie et qui a contribué à tout ça, je vous invite à communiquer avec Mme Payette», a-t-il conclu.

« Régime de peur »

Rappelons que le rapport de recherche commandé par Pauline Marois et rédigé par Dominique Payette, ex-candidate péquiste dans Charlesbourg aux dernières élections, conclut notamment qu’un «régime de peur» s’est installé dans les radios de Québec.

Depuis mercredi, les conclusions et la crédibilité du rapport ont été remises en doute par plusieurs, tant dans la classe politique que parmi les chroniqueurs et parmi les animateurs visés dans le rapport. L’ex-première ministre, qui n’a accordé qu’une entrevue (à Radio-Canada) à ce sujet, a défendu son choix de confier la recherche à Mme Payette, qui avait elle-même montré du doigt les radios de la capitale au terme des dernières élections pour expliquer en partie la déconfiture du PQ.

— Avec la collaboration de Sarah Boucher