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Écart à combler

Le Québec doit accroître sa richesse

Quebec
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBE Dominique Brown et Christiane Germain ont témoigné de leur réussite en affaires, hier. Sur la photo, à droite, Yves-Thomas Dorval, PDG du Conseil du patronat du Québec.

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En comblant l’écart du PIB par habitant par rapport à la moyenne canadienne, la région de Québec pourrait s’enrichir de 4 G$, d’où l’importance de valoriser l’entrepreneuriat, estime le Conseil du patronat du Québec (CPQ).

Au Québec, le PIB par habitant s’élève à 36 168 $, alors que la moyenne canadienne est de 44 057 $. Cet écart de plus de 7000 $ représente un recul de 58 G$ pour l’économie québécoise.

«Toutes proportions gardées, cela représente une somme dépassant les 4 G$ pour la Ville de Québec», a souligné mardi le PDG du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval.

Prospérité Québec

Pour valoriser l’entrepreneuriat, le CPQ a lancé à la fin de l’hiver dernier, le mouvement Prospérité Québec. Dans la capitale nationale, l’organisme a fait appel à deux icônes du milieu des affaires, soit Christiane Germain et Dominique Brown pour témoigner des retombées économiques de leur entreprise et mousser l’entrepreneuriat au Québec.

«La prospérité, ça se développe. Ça prend de l’ambition, du courage et surtout de l’action», a fait valoir Christiane Germain, coprésidente du Groupe Germain qui compte deux hôtels actuellement en construction à Ottawa.

C’est l’addition de petits gestes qui fait toute la différence, dit-elle. Le développement du Groupe Germain dans l’Ouest canadien génère des retombées économiques considérables dans la région.

«Où que l’on construise au Canada, 50 % des dépenses reliées à la construction d’un hôtel ALT sont effectuées ici même. Depuis 2007, cela représente près de 95 M$ de retombées au Québec», a-t-elle partagé.

Selon le CPQ, l’action entrepreneuriale est une condition nécessaire à la création de la richesse. Pourtant, le Québec arrive au dernier rang après l’Alberta, la Colombie-Britannique et l’Ontario, à ce chapitre. Dans le dernier bulletin sur la prospérité du Québec, la province obtient même une note de D+.

Sceptiques

Lorsqu’il a acquis Chocolats Favoris, Dominique Brown a rapidement été confronté aux sceptiques.

«On nous disait que c’était impossible de développer une industrie vieille comme le chocolat et qu’on ne connaîtrait jamais les taux de croissance que j’ai obtenus dans le domaine des technologies.»

N’en déplaise aux prophètes de malheur, Chocolats Favoris a connu un taux de croissance de 450 % depuis 2012 et le nombre d’emplois à travers le réseau est passé de 75 à 450.

Chaque ambassadeur a profité de son passage hier midi devant les membres de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec pour lancer des défis à d’autres entrepreneurs dans le but de poursuivre le mouvement lancé par le CPQ.