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L’aide à Bombardier laisse les économistes sceptiques

67 % d’entre eux croient que Québec ne devrait plus soutenir financièrement l’entreprise

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Les deux tiers (67 %) des 194 membres de l’Association des économistes québécois sont d’avis que le gouvernement du Québec ne devrait pas poursuivre son soutien financier aux avions CSeries de Bombardier si le nouveau modèle ne devient pas rentable.

Plus de la moitié (59 %) estime que cet investissement public était justifié, mais moins de la moitié (47 %) se disent par ailleurs convaincus que la rentabilité sera au rendez-vous.

Voilà quelques-uns des faits saillants d’un sondage mené par l’Association des économistes québécois (ASDEQ) auprès de ses membres, entre le 16 et le 30 novembre dernier. Les résultats de ce sondage ont été dévoilés jeudi.

Les économistes ont été interrogés sur le programme du nouveau gouvernement libéral de Justin Trudeau à Ottawa.

Près de 80 % des répondants se disent à l’aise avec d’éventuels déficits budgétaires sous la gouverne de l’équipe Trudeau, jugeant que la dette fédérale est soutenable.

Réduction du fardeau fiscal

Plus précisément, 40 % des répondants déclarent qu’un déficit budgétaire est souhaitable pour compenser la baisse des activités des entreprises pétrolières et de leurs fournisseurs au pays.

Plus de 67 % appuient la promesse libérale de réduire le fardeau fiscal de la classe moyenne tout en augmentant celui des contribuables qui déclarent des revenus de 200 000 $ et plus.

En ce qui concerne les investissements du gouvernement fédéral dans les infrastructures, 48 % des économistes consultés craignent une pression à la hausse sur les coûts de construction et un peu plus de la moitié (54 %) redoutent des difficultés financières dans la cour des provinces et des municipalités si celles-ci sont forcées de partager les coûts des travaux.

«Les économistes sont sensibles au fait que l’économie canadienne a perdu de son dynamisme et que des mesures sont nécessaires pour lui donner un nouveau souffle», a dit dans un communiqué Jean-Michel Cousineau, professeur d’économie à l’Université de Montréal et membre du Comité des politiques publiques de l’AASDEQ.

Changements climatiques

L’enjeu des changements climatiques, en revanche, divise les économistes.

De l’avis de 34 % des répondants, les cibles canadiennes en matière de gaz à effets de serre devraient s’appuyer sur les marchés régionaux, 42,2 % ne sont pas d’accord avec cette affirmation et 23,8 % n’ont pas d’opinion.

 

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