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«Me niaises-tu?»

«Me niaises-tu?»
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«Me niaises-tu ?» : voilà la question d’Eugénie Simard, une interne en psychologie qui, après sept années d’études et 25 000$ à rembourser en dettes de scolarité, déplore devoir pratiquer au public gratuitement, et pendant un an.

La question s’adresse au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, et la photo de l’interne, posant avec son affiche, est devenue virale sur les réseaux sociaux. La femme invite ses pairs et la population à appuyer la profession et de ne pas voir les services de psychologie comme un luxe en signant une pétition sur Internet. Adressée à M. Barrette et François Blais, ministre de l’Éducation, la pétition réclame la rémunération des internes en psychologie.

«Boycott»

Cette pétition est en lien avec un mouvement lancé le 7 décembre, par la Fédération interuniversitaire des doctorants(e)s en psychologie (FIDEP). En novembre 2015, les associations membres de la FIDEP ont tenu des référendums pour obtenir un mandat de boycottage des internats en psychologie pour l’année 2016-2017. Le mouvement est devenu viral, sur les réseaux sociaux.

«Par ce boycott, la FIDEP demande une rémunération juste pour tous les internes en psychologie, qu’ils soient dans le réseau de la santé et des services sociaux, dans le réseau de l’éducation ou dans les cliniques universitaires. En effet, nous croyons que la reconnaissance de la profession de psychologue passe par une rémunération juste de l’internat à la retraite», est-il indiqué, sur le site de la fédération.

Laval embarque

Cinq universités, dont l’Université Laval, se sont prononcées en faveur de ce boycott. Cela touche environ 230 internes, selon Eddy Larouche, vice-président de la FIDEP.

Au terme de rencontres avec des conseillers politique en santé, en éducation et en justice, la FIDEP est insatisfaite de l’issue de celles-ci. «On nous dit que l’on n’a pas les sommes, comme beaucoup se font dire, en ce moment», se désole M. Larouche.

Avec l’absence de rémunération des internes au public, il craint que ces services soient lourdement affectés. Il faut déjà plusieurs mois pour obtenir un premier rendez-vous. «Environ 80% des doctorants vont travailler au privé à cause des conditions au public», rapporte M. Larouche.

Le député Amir Khadir a démontré son soutien aux internes.