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Couillard dit non au «délabrement» d’Anticosti

«Le délabrement de ce milieu unique ne portera pas ma signature», a affirmé Philippe Couillard lors d’un point de presse vendredi alors qu’il était accompagné de Justin Trudeau.
Photo Journal de Québec, Simon Clark «Le délabrement de ce milieu unique ne portera pas ma signature», a affirmé Philippe Couillard lors d’un point de presse vendredi alors qu’il était accompagné de Justin Trudeau.

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Philippe Couillard a enfoncé un clou de plus dans le cercueil du projet d’exploitation des hydrocarbures d’Anticosti.

«Le délabrement de ce milieu unique ne portera pas ma signature», a affirmé le premier ministre lors d’un point de presse vendredi alors qu’il était accompagné de Justin Trudeau.

M. Couillard en a rajouté après avoir fait des déclarations remarquées à Paris sur l’avenir de ce projet énergétique qui pourrait rapporter une manne possible de 650 millions par an pour l'État pendant 75 ans. À Paris, M. Couillard avait soutenu qu’il «aurait préféré ne pas trouver ce projet sur [son] bureau» lorsqu’il est arrivé au pouvoir.

Il avait ajouté que les représentants de Junex et Pétrolia «doivent décoder» qu’il n’a pas «d’enthousiasme pour développer les hydrocarbures au Québec». Il a confirmé aujourd’hui qu’il ne croit pas du tout au projet d’Anticosti.

Le ministre des Ressources naturelles Pierre Arcand ne semble toutefois pas sur la même longueur d’onde. Ce dernier a affirmé mercredi que les études «sérieuses et solides» qui ont lieu sur l’île d’Anticosti sont absolument nécessaires pour «prendre des décisions éclairées pour l’avenir».

Il estime d’ailleurs que la population québécoise «veut savoir» s’il y a «vraiment des ressources réelles» sur l’île. M. Arcand a aussi dit que Philippe Couillard n’téait pas «enthousiaste» et qu’il n’a «jamais changé sa ligne depuis 2013».

Une perte de 100 M$?

Ce repositionnement de Philippe Couillard pourrait signifier une perte sèche de plus de 100 M$ pour le gouvernement du Québec.

L’ancien régime péquiste avait investi 115 M$ dans deux projets visant à confirmer le potentiel d’hydrocarbure d’Anticosti.

Philippe Couillard avait critiqué cette décision à l’époque alors qu’il était chef de l’opposition : «Il me semble qu’on fait entrer le contribuable sur le risque un peu trop tôt». Il avait toutefois affirmé qu’il était «favorable à l’exploitation des hydrocarbures de façon responsable».

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