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Laissez le gym venir à vous !

Cathy Lam (au fond, à gauche) veut offrir des séances d’entraînement sur le web grâce à des capsules vidéo.
Photo courtoisie Cathy Lam (au fond, à gauche) veut offrir des séances d’entraînement sur le web grâce à des capsules vidéo.

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Fatigué de traîner un sac de sport, une serviette, une gourde et de faire la route jusqu’au gym chaque semaine, beau temps, mauvais temps? Cette époque pourrait bien être révolue grâce à un tout nouveau concept d’entraînement... en ligne!

L’idée a germé dans la tête de Cathy Lam, entraîneuse privée à la maison et en entreprise depuis 2012 et propriétaire de sa compagnie, Tonik entraînement. La jeune entrepreneure a ouvert son propre local en juin dernier, dans le secteur de Lebourgneuf, où elle accueille ses clients. Mais elle souhaitait aller plus loin.

«Plein de monde me disait que je devrais faire des vidéos d’entraînement, mais je n’aimais pas vraiment ça! Je suis quelqu’un d’assez réservé, ce n’est pas quelque chose que je voulais faire, je voyais ça compliqué. Je me voyais mal vendre des DVD! Mais en pensant à tout ça, l’idée des vidéos en ligne, j’aimais ça», soutient Cathy Lam.

Vidéos à la maison

Ainsi est né le concept d’un site internet qui proposera à compter de janvier une panoplie de vidéos à visionner sans limites à la maison. Tous les services disponibles en gym, qu’il s’agisse de conseils, d’entraînement privé ou de cours de groupe (piloxing, pilates, spinning, yoga, tabata, cardio, musculation, etc.), seront offerts sous la forme de capsules vidéo.

«Les gens n’ont pas le temps d’aller au gym. Avec le sac, la route, les contraintes, si jamais tu oublies quelque chose et que tu dois retourner chez vous dans le trafic... c’est quasiment deux heures pour une heure d’entraînement. Les gens vont vraiment sauver du temps en faisant ça de chez eux», affirme-t-elle.

Cathy Lam a aussi pensé aux personnes de forte taille, qui ne sont pas toujours à l’aise de s’entraîner en public, soutient-elle. «Ça peut être vraiment difficile pour ces personnes-là d’aller dans un gym. Elles ne seront parfois pas jugées, mais elles se sentent jugées par les autres qui sont “super fit”. On enlève la pression sociale et on adapte les exercices pour ces personnes-là, qui ont aussi des limites, notamment au niveau du dos ou des genoux», explique Mme Lam.

Quel prix?

L’abonnement au gym en ligne se fera à prix minuscule, soit de 8 à 12 $ mensuellement. «C’est vraiment pas cher. Je mise plus sur la quantité d’abonnements et l’accessibilité. La personne qui s’inscrit a accès à toutes les vidéos pendant un mois. Elle peut les visionner deux fois par semaine ou cinq! Et ça permet d’essayer des choses», se réjouit-elle.

Les vidéos seront renouvelées hebdomadairement, question de varier leur contenu. «On a commencé les tournages à mon local, à Lebourgneuf. On veut se monter une banque de vidéos. On devrait en avoir une douzaine pour janvier et il va s’en rajouter sans cesse», prévoit Cathy Lam.

La Ruche

La jeune femme a d’ailleurs lancé une campagne de financement sur La Ruche, pour l’aider à mettre en place et à peaufiner ce nouveau concept. La collecte de fonds, qui se termine le 19 décembre, permet d’autres rabais sur les abonnements déjà offerts.

mongymenligne.com

Déjà des projets d’expansion

L’entraîneuse Cathy Lam voit grand pour son projet de gym en ligne, car elle compte «franchiser» en quelque sorte sa plate-forme web.

À court terme, elle aimerait offrir l’occasion aux entraîneurs motivés d’utiliser son site pour diffuser leurs propres cours. «Ce n’est pas obligé d’être des entraînements purs et durs. Tout ce qui est activité physique peut fonctionner. Quelqu’un qui fait des cours de danse en ligne pourrait les offrir sur ma plate-forme, si ça correspond à mes valeurs d’entreprise», explique-t-elle.

Cathy Lam est intransigeante concernant les valeurs véhiculées par Tonik entraînement. Elle prône l’exercice pour améliorer la santé mentale et physique et non pas pour atteindre des objectifs parfois irréalistes afin de se «conformer à la société». Elle est d’ailleurs à la recherche de nutritionnistes et même de psychologues pour guider ses clientes. «On rencontre souvent des gens qui peuvent avoir des troubles alimentaires à cause de tout ça», termine-t-elle.