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Poursuite de 600 000$ contre la CS de la Capitale

Le père d’un élève autiste affirme que son fils a été victime de discrimination

Michel Labonté a dû se battre pendant plusieurs années contre la commission scolaire de la Capitale pour que son fils autiste ait accès à une classe spécialisée, plutôt qu’être intégré dans une classe régulière.
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Michel Labonté a dû se battre pendant plusieurs années contre la commission scolaire de la Capitale pour que son fils autiste ait accès à une classe spécialisée, plutôt qu’être intégré dans une classe régulière.

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Le père d’un enfant autiste poursuit la commission scolaire de la Capitale pour 600 000 $ parce que son fils n’a pas eu accès à une classe spéciale au primaire.

Selon la requête déposée à la fin novembre, dont Le Journal a obtenu copie, la commission scolaire a causé un «préjudice irréparable» à cet enfant, qui a été victime de discrimination parce que ses besoins n’ont pas été pris en compte, contrairement à ce que prévoit la Loi sur l’instruction publique.

En dépit des demandes «persistantes et justifiées» des parents, la commission scolaire a privé l’élève d’une place dans une classe pour enfants autistes en raison de sa «négligence grossière» ainsi qu’en usant de «supercherie et de mensonge», peut-on lire.

Intégré en classe régulière

Même si le fils de Michel Labonté a reçu un diagnostic à l’âge de quatre ans, avant son arrivée à la maternelle, il a été intégré dans une classe régulière dès son entrée à l’école.

Malgré des demandes répétées des parents, la commission scolaire a refusé pendant plusieurs années qu’il fréquente une classe spéciale. En raison de ses nombreuses difficultés, l’enfant a dû reprendre trois fois sa quatrième année.

Lorsque la commission scolaire indique à Michel Labonté que sa requête est finalement acceptée et que son fils est placé sur une liste d’attente, le père tente de savoir, par une demande d’accès à l’information, quelle est la place de son garçon dans la liste.

Il finira par apprendre que cette liste n’existe pas.

Après de multiples démarches, le protecteur de l’élève de la commission scolaire donne finalement raison aux parents. Le jeune garçon fréquente maintenant une classe spécialisée. Un changement qui «fait toute la différence», selon son père.

En entrevue au Journal, Michel Labonté affirme que son fils, aujourd’hui âgé de 12 ans, subit encore les contrecoups de cette «mauvaise décision» qui a miné son parcours scolaire.

Le père craint maintenant que l’histoire se répète l’an prochain, lors du passage de son fils au secondaire. «Je veux penser au futur pour ne pas que le passé se reproduise», lance-t-il.

Un cas bien documenté

De son côté, son avocat, Me Christian Lajoie, se dit confiant puisque le dossier de Michel Labonté est particulièrement bien documenté, dit-il. «Son cas est parfait. C’est rare qu’on a autant de preuves sur lesquelles s’appuyer.»

La commission scolaire de la Capitale a refusé mardi de commenter le dossier, en raison des procédures en cours.