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Échelle non fonctionnelle des pompiers: Guy Bertrand défendra la famille qui a sauté

Les deux adultes ont été opérés avec succès hier afin de réparer leurs blessures

Échelle non fonctionnelle des pompiers: Guy Bertrand défendra la famille qui a sauté
Archives Journal de Québec, Jean-François Desgagnés

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Dévasté par les images qu’il a vues, Guy Bertrand a accepté d’être l’avocat de la famille qui a dû sauter d’un 4e étage en flammes, soutenant qu’il y a matière à poursuite.

«Il prend la cause. Il m’a dit de m’occuper de ma famille pour le moment», relate Guy Chicoine en entrevue au Journal. Sa sœur Nathalie a fait une chute de dix mètres avec son fils et son copain, mercredi matin, pour éviter la mort, après avoir appris que l’échelle des pompiers ne fonctionnait pas.

Mme Chicoine, qui a été grièvement blessée, est entrée en salle d’opération jeudi matin. L’intervention chirurgicale visant à réparer ses blessures aux jambes et au visage a duré 10 heures. «Elle était toujours dans un semi-coma provoqué», explique le parrain du jeune garçon de neuf ans qui s’en est sorti indemne, après avoir été lancé de l’appartement en feu par le copain de sa mère.

Cet homme, qui a été blessé au dos et au poignet, est aussi en ce moment sous le bistouri. Il a informé Le Journal que son opération s’est très bien déroulée, mais qu’il avait un peu perdu le fils des événements.

Matière à poursuite

Par ailleurs, Me Guy Bertrand a expliqué au Journal pourquoi il y avait matière à poursuite dans ce dossier. «Ce sont des choses qu’on voit dans les films, moi, je n’avais jamais vu ça. C’est surréaliste», affirme l’avocat.

En plus de la jurisprudence qui avantage la famille, il considère que la Ville de Québec doit prendre la responsabilité si l’équipement ne fonctionne pas.

«Les pompiers sont payés à même les taxes et les citoyens s’attendent à ce qu’ils sauvent des vies et des immeubles dans la mesure du possible, dit Me Bertrand. Mais, on s’attend surtout à ce que l’équipement soit à la fine pointe et fonctionne. Une échelle est censée fonctionner. Les pompiers ne sont peut-être pas responsables, mais la Ville est responsable si ses équipements ne marchent pas».

Enquête

L’enquête se poursuit du côté du Service de protection contre l’incendie de Québec, qui excluait jeudi la thèse criminelle pour expliquer le brasier, a indiqué la porte-parole France Loiselle, qui compatit avec les victimes. «Ils ont vécu quelque chose de gros. Mais il faut y aller avec les faits. Qui leur a dit ça? Pourquoi? Ce sont des éléments d’enquête et il faut attacher ça. Tout le monde est arrivé rapidement et ils ont sauté rapidement», nuance-t-elle.

- Avec la collaboration de Kathryne Lamontagne et Nicolas Saillant